Inclusion financière en Algérie : l’épargne des ménages au cœur de la croissance économique

Inclusion financière en Algérie : l’épargne des ménages au cœur de la croissance économique
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À l’occasion de la Journée arabe de l’inclusion financière, Bank ABC Algérie a réuni les médias nationaux. Cette session de formation souligne le rôle vital de l’épargne pour l’économie nationale. L’institution mise sur la sensibilisation et l’innovation pour mobiliser les ressources des foyers algériens.

L’épargne ne représente pas uniquement une réserve de prévoyance individuelle. Elle constitue un moteur essentiel pour le développement du pays. Bank ABC Algérie rappelle que les dépôts des ménages financent directement l’investissement productif.

Le Dr Mohamed-Amine Kessouri, expert en éducation financière, a animé cette rencontre pédagogique. Selon lui, « l’épargne est en réalité un acte qui relie les aspirations individuelles aux dynamiques collectives ». Il précise que chaque effort participe à « la construction de l’économie de demain ».

38,1 % de taux d’épargne : l’Algérie devant la moyenne MENA

L’expert a présenté un état des lieux chiffré de la situation nationale. En s’appuyant sur les données de la Banque d’Algérie, il situe le taux d’épargne global à 38,1 %. Ce chiffre dépasse la moyenne de la région MENA, établie à 35,1 %.

Cependant, l’Algérie reste en retrait par rapport à la moyenne mondiale de 52,8 %. Le Dr Kessouri note tout de même une « évolution positive » au sein des banques de la place. Pour franchir un nouveau cap, il préconise des réformes structurelles et des incitations fiscales ciblées.

L’ambition de Bank ABC Algérie : réconcilier le citoyen avec le système bancaire

Le Directeur Général de Bank ABC Algérie, Djawad Saqr, a affiché une ambition claire. Il souhaite « réconcilier le contribuable algérien avec l’épargne ». Pour le dirigeant, l’enjeu est de transformer les perceptions sociétales.

« Sans épargne, il n’y pas d’investissement durable, ni de croissance solide », a martelé M. Saqr. Il considère les journalistes comme des « relais de confiance » indispensables. Leur mission consiste à vulgariser ces enjeux pour favoriser une culture financière plus forte.

Digitalisation et finance islamique : les nouvelles solutions

Pour capter ces fonds, la banque diversifie ses solutions. M. Nassim Redha Benkritly a détaillé les produits classiques comme le livret « Ghaden ». En parallèle, la finance islamique, via la fenêtre « Alburaq », joue un rôle prépondérant.

Mohamed Amine Fellag Ariouat a exposé les mécanismes de la Mourabaha et du Qardh El Hassane. Ces produits respectent l’interdiction de l’intérêt et s’adossent à l’économie réelle. Enfin, la campagne « Epargnez et gagnez » illustre la volonté d’innovation de la première banque privée internationale installée en Algérie.