Incivisme, avancée du béton, détritus…: La forêt de la «Montagne des Lions» en danger

Incivisme, avancée du béton, détritus…: La forêt de la «Montagne des Lions» en danger

S. M.

Incivisme, avancée du béton, détritus…: La forêt de la «Montagne des Lions» en danger

La forêt de la «Montagne des Lions» se trouve dans un état de dégradation avancée par la faute des promeneurs qui saccagent tout sur leur passage. Les tables, les chaises et autres équipements, installés dans cette forêt ont été vandalisés par les visiteurs sans oublier les détritus et autres déblais abandonnés, dans tous les recoins. Même les arbres centenaires n’ont pas échappé à l’incivisme de nos concitoyens.
Des branches d’arbres centenaires sont ainsi détériorées pour accrocher une balançoire ou pour faire un feu de bois. Outre les décharges sauvages, l’incivisme et la déforestation, le dernier espace forestier de la ville est, de plus en plus, menacé par l’avancée du béton. Cette forêt se trouve désormais cernée, de tous les côtés, par le béton. A l’ouest la ville grandit et les arbres sont menacés par l’explosion urbanistique des quartiers de Belgaïd et Canastel, alors qu’à l’est la petite forêt risque d’être engloutie par l’agglomération de Gdyel.
Dans le nord, seul le mont des Lions veille encore sur cette forêt et continue de la protéger de l’avancée du béton du côté de Kristel. Conséquence de cette situation les espèces animales vivant dans cet espace forestier sont menacées d’extinction. Les sangliers affamés font des intrusions quasi-quotidiennes dans les zones urbaines environnantes : Canastel, Kristel, Belgaid, Gdyel, etc.

Cette forêt se rétrécit de jour en jour par la faute des hommes sans que les services concernés n’interviennent sérieusement pour limiter les dégâts. Les appels pour sauver ce lieu forestier ou ce qui en reste demeurent presque sans écho. La forêt de la ‘Montagne des Lions’ ne fait pas, en réalité exception, à Oran. Les randonneurs qui s’aventurent, dans tous les espaces forestiers de la wilaya, sont souvent déçus en raison des ordures et autres détritus qui ont envahi tout ce domaine.