Incendies en Algérie : Tebboune ordonne la peine de mort contre les pyromanes

Le chef de l’État a choisi la fermeté maximale. Face aux feux qui ont ravagé plusieurs wilayas du nord du pays cet été, Abdelmadjid Tebboune a instruit ce dimanche le 30 août le ministre de la Justice de réécrire le texte répressif avant le 15 septembre. Au menu de cette révision : la peine de mort pour quiconque est convaincu d’avoir allumé volontairement un feu de forêt, avec une sentence qui ne restera pas lettre morte. En parallèle, le président garantit une réparation intégrale des pertes subies par les habitants.
Peine de mort contre les incendiaires : une échéance fixée au 15 septembre
Le dispositif visera nommément les auteurs d’incendies criminels, désormais passibles de la sanction capitale. Détail qui pèse lourd : le président de la République a insisté sur l’exécution effective des peines prononcées, mettant fin de fait au moratoire qui prévalait jusqu’ici dans ce type d’affaires.
Cette orientation s’inscrit dans une séquence de durcissement pénal assumée. Quelques jours plus tôt, en évoquant les bandes de quartier, le chef de l’État avait déjà évoqué un recours inédit à la peine capitale contre les formes les plus graves de délinquance. Le message adressé aux pyromanes prolonge cette logique : brûler une forêt équivaut désormais, aux yeux du pouvoir, à attenter à la vie des citoyens.
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Les feux de forêt en Algérie confirmés comme actes criminels par les enquêtes
La décision présidentielle ne tombe pas du ciel. Les investigations menées sur le terrain ont mis en évidence la simultanéité troublante de certains départs de feu. Sur ce dossier, la piste criminelle a été confirmée par les services de sécurité, plusieurs suspects ayant été présentés à la justice puis placés sous mandat de dépôt.
Les autorités distinguent toutefois deux réalités. Une partie des sinistres relève de la main de l’homme, avec une intention manifeste de nuire. Le reste s’explique par une conjonction de facteurs météorologiques extrêmes : chaleur écrasante, vents violents et végétation asséchée. C’est bien la première catégorie que le futur texte pénal entend frapper sans retenue.
Indemnisation à 100 % : l’État promet de tout rembourser aux sinistrés
Le volet répressif s’accompagne d’un engagement social chiffré. Chaque citoyen touché par les flammes sera dédommagé intégralement, a promis le président. Habitations, cheptel, matériel agricole, outils de travail : rien ne doit rester à la charge des familles. L’objectif affiché est clair, permettre aux zones sinistrées de retrouver leur rythme habituel dans les meilleurs délais.
Cette promesse prolonge un travail déjà engagé sur le terrain. Sur instruction de la présidence, des commissions de wilaya ont été chargées de recenser les dégâts en lien avec les structures communales. Le calendrier retenu vise un versement des aides avant la rentrée sociale, afin d’éviter que les familles n’abordent l’automne dans le dénuement.
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