Urgent
Faits Divers

Deux ans de prison pour l’incendie du domicile de la sœur de son ex à Alger

Deux ans de prison pour l’incendie du domicile de la sœur de son ex à Alger
Tribunal de Chéraga
Suivre Algérie 360° sur Google Actualités

Le tribunal de Chéraga a condamné un homme âgé d’une trentaine d’années à deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 100 000 DA. Il était poursuivi pour incendie volontaire et mise en danger de la vie d’autrui, a-t-on appris du média Ennahar.

Le tribunal a également condamné le mis en cause à verser 200 000 DA à la victime, en réparation du préjudice subi. L’affaire remonte à une plainte déposée à Staoueli par une femme contre le compagnon de sa sœur.

Un incendie à Staoueli après une dispute familiale

Selon la plaignante, son domicile situé à Staoueli a été la cible d’un incendie volontaire. Le feu a détruit ses meubles et ses affaires personnelles. Elle affirme en outre avoir été victime d’un vol d’une somme évaluée à 10 millions de centimes.

La plaignante a désigné le mis en cause comme l’auteur des faits. Selon elle, cet homme entretenait une relation avec sa sœur et l’aurait menacée d’incendier son logement après une dispute survenue entre eux.

Elle affirme que le suspect a profité de son absence le jour des faits pour mettre le feu à l’aide d’une cigarette. Un voisin l’a ensuite alertée par téléphone d’un incendie dans sa maison. Elle s’est rendue sur place en urgence et a tenté, avec l’aide de voisins, de sauver ce qui pouvait l’être.

À lire aussi : Incendies à Jijel : neuf suspects écroués après trois affaires d’incendies volontaires

Le suspect revient sur ses aveux devant le tribunal

Le mis en cause, placé en détention, a comparu devant le tribunal de Chéraga selon la procédure de comparution immédiate. Il avait pourtant reconnu les faits devant les services de police judiciaire.

Cependant, il est revenu sur ces déclarations lors de son procès. Il a nié les faits qui lui étaient reprochés et a affirmé que la plainte était montée de toutes pièces contre lui.

La défense de la victime dénonce une tentative de fuir ses responsabilités

La défense de la victime a demandé la constitution de partie civile de sa cliente. Elle a soutenu que le revirement du mis en cause face au tribunal ne visait qu’à échapper à sa responsabilité pénale.

Selon cette défense, l’ensemble des éléments du dossier désigne le mis en cause. Elle a rappelé que la victime avait subi des pertes matérielles importantes, entre le logement, les meubles et les appareils électroménagers détruits par les flammes. Elle a réclamé 200 millions de DA de dommages et intérêts.

La défense du mis en cause plaide l’absence de preuve matérielle

La défense du mis en cause a rejeté en bloc les accusations portées contre son client. Elle a insisté sur le caractère, selon elle, malveillant de la plainte, d’autant que l’accusé entretenait une relation avec la sœur de la victime.

Elle a par ailleurs estimé que l’existence d’appels téléphoniques entre les deux parties ne constituait pas une preuve du crime. « On ne peut pas condamner une personne simplement parce qu’elle n’a pas répondu à des appels téléphoniques », a plaidé la défense.

La défense a également mis en doute la version de la victime concernant le vol des 10 millions de centimes. Elle a évoqué le témoignage d’un témoin qui contredirait cette version, affirmant que la porte du logement était fermée et que ce témoin était intervenu pour éteindre le feu dans la chambre.

À lire aussi : Ils ont filmé leur propre crime : incendiaires démasqués en Kabylie et à Setif

Aucune expertise technique sur l’origine du feu

La défense a en outre relevé l’absence de toute expertise technique établissant la cause de l’incendie. Le procès-verbal de constatation, selon elle, n’a fait état que des objets brûlés, sans trouver de mégot de cigarette ni de preuve matérielle liant l’incendie à une cigarette.

Elle a également évoqué la possibilité d’une origine électrique du sinistre, notamment après la destruction d’un climatiseur. L’hypothèse d’un court-circuit reste donc, selon la défense, plausible en l’absence d’expertise technique déterminant l’origine exacte du feu.

Dans sa plaidoirie finale, la défense a affirmé qu’une condamnation ne pouvait reposer sur des soupçons ou des déclarations contradictoires, faute de preuve matérielle solide. Elle a demandé, à titre principal, l’acquittement pour absence de preuve, et à titre subsidiaire, le bénéfice du doute.

Au terme de l’audience, le tribunal de Chéraga a prononce au dudit verdict.

À lire aussi : [VIDÉO]. Attaque d’une maison à coups de cocktails Molotov à Oran : 7 individus arrêtés

ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

Voir tous les articles de Zakaria Benhammadi →

À lire aussi

La une du jour

Extra contenu