Inauguration, aujourd’hui, de l’exposition «Cinéma de la transition en 20 affiches» : Hommage à Carlos Saura et projection de «Anna et les loups» à la Cinémathèque algérienne

mardi 16 juillet 2019 à 9:38
Source de l'article : Reporters.dz

La Cinémathèque algérienne accueillera, aujourd’hui, dès 18 heures, le vernissage de l’exposition «Cinéma de la transition en 20 affiches», qui présente tel que son nom l’indique, vingt affiches de l’un des plus grands réalisateurs espagnols, Carlos Saura.

L’événement se déroulera en présence de l’ambassadeur d’Espagne à Alger, du directeur de l’Institut Cervantès et du représentant du ministère de la Culture algérienne. Il sera suivi à 19h par la projection l’un des films les plus emblématiques de Carlos Saura, «Anna et les loups». Initié par l’Institut Cervantès, la projection de « Anna et les loups » convie le public algérien et les amateurs du septième art à découvrir un nom important du cinéma espagnol, connu pour son portrait de la société espagnole de l’ère post-franquiste. Une période de transition qui est devenue un référent international étudié dans les plus grandes universités à travers le monde.

A propos de cette exposition présentant les affiches des vingt meilleurs films du grand réalisateur Carlos Saura, sur cette «période de transition espagnole» à l’instar «Tango», Flamenco», «La Caza» ou encore «Peppermint frappé», le directeur de la Cinémathèque algérienne, Salim Aggar nous souligne que «l’affichage sera au niveau du hall de la Cinémathèque à l’initiative de l’Institut Cervantès. C’est eux qui apportent les affiches et les exposent. Notre rôle est de leur offrir l’espace de la Cinémathèque pour l’exposition et la projection du long métrage de Carlo Saura». Salim Aggar tient à souligner que Carlos Saura est connu comme l’un des plus importants réalisateurs espagnols qui a filmé les différentes mutations de l’après-franquisme.
A propos de la projection prévue, aujourd’hui, dès 19 heures de «Anna et les loups», Salim Aggar explique que «la cinémathèque dispose de plusieurs films de ce grand réalisateur. Nous avons choisi un seul film car l’objectif n’est pas d’organiser une semaine du film espagnol de Carlos Saura mais de se focaliser sur l’exposition des affiches», précisant qu’après « avoir visionné trois de ses films les plus emblématiques, nous avons opté pour «Anna et les loups» parce que c’est un film qui est représentatif de cette période de transition en Espagne, en plus d’avoir une approche esthétique et technique de haute qualité ». Il ajoute que «Anna et les loup » existe au niveau des archives de la Cinémathèque en 35 millimètres, en version espagnole sous-titré en français. Soulignant que l’objectif de ce film, dont l’actrice principale est Géraldine Chaplin, la fille Charlie Chaplin, deviendra sa muse et compagne, est de «montrer l’importance de l’impact du cinéma espagnol dans le monde». Il poursuit dans ce sillage que ce film, très connu chez les cinéphiles, a été réalisé en 1972. Il raconte l’histoire d’une jeune gouvernante qui arrive dans une maison de campagne isolée, près de Madrid, pour s’occuper de trois petites filles». Ajoutant que «c’est un film sur la société espagnole et en même temps il explique l’idéal et l’environnement sociopolitique à l’époque de Franco».
Le directeur de la Cinémathèque algérienne nous explique aussi que, selon les critiques et les adeptes, Carlos Saura est le véritable héritier du grand réalisateur Luis Buñuel, qui a réalisé la plupart de ses films en France et au Mexique, mais il reste l’un des symboles du cinéma mondial appartenant à la culture espagnole, à l’instar de son compatriote Picasso et de son ami et collègue Salvador Dali. C’est dans cet esprit que Carlos Saura dédia son film «Peppermint frappé », sorti en 1967, à Luis Buñuel, et réalisa plusieurs films sous son influence. Salim Aggar estime toutefois que «c’est une sorte d’influence positive qui marquait une percée dans une voie unique et de nouveaux horizons pour un artiste créateur dont l’univers cinématographique qui commençait à se transformer à la fin des années cinquante, anticipant sur les importantes mutations sociopolitiques en Espagne». Il est a noter que Carlos Saura rendra également un autre hommage à Luis Buñuel, en 2001, avec le long métrage « Buñuel et la Table du Roi Salomon » dans lesquels Buñuel imagine le film qu’il aurait aimé tourner sur sa jeunesse, à Tolède, avec ses amis Lorca et Dalí dans les années trente, relatant l’aventure extraordinaire à la recherche de la Table du Roi Salomon, qui permet de voir le présent, le passé et le futur.

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