Le secteur agricole algérien franchit une étape cruciale vers la transparence et la bonne gouvernance. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a mis en avant, ce jeudi 4 juin 2026, les efforts intensifs déployés par son secteur pour développer des outils de numérisation capables de lutter contre l’opacité et de promouvoir l’équité économique.
S’exprimant lors d’une rencontre dédiée à la mise en œuvre de la stratégie du secteur et des axes de coopération avec la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, en présence de sa présidente, Mᵐᵉ Salima Mousserati, le ministre a dévoilé plusieurs mesures phares qui transformeront les relations entre l’administration agricole et les opérateurs économiques.
Le site du ministère s’ouvre au grand public : fin du secret sur les licences
Désormais, le site internet officiel du ministère de l’Agriculture intègre une nouvelle page entièrement dédiée à la transparence. Cet espace numérique permet aux citoyens et aux professionnels de consulter en temps réel l’ensemble des données et des informations relatives aux autorisations, agréments et licences accordés par le ministère aux opérateurs économiques, notamment dans le domaine de l’importation.
Le ministre a précisé que cet outil permet d’accéder en toute clarté à la liste nominative complète de tous les opérateurs économiques bénéficiaires, ainsi qu’à la nature des intrants et produits — notamment ceux liés à la santé animale et végétale — dont l’importation et la commercialisation ont été autorisées, tout en assurant le suivi des différentes procédures administratives qui y sont liées.
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L’objectif fondamental de cette mesure est de « diffuser une culture de la reddition de comptes », en permettant au grand public de savoir exactement qui importe quoi, sous quelles conditions, et d’éliminer ainsi toute zone d’ombre.
Un projet de circulaire ministérielle anti-corruption
Yacine Oualid a également annoncé la finalisation d’un projet de circulaire ministérielle fixant les règles de prévention et de lutte contre la corruption au sein du secteur. Élaboré en partenariat direct avec la Haute Autorité présidée par Mᵐᵉ Mousserati, ce texte réglementaire introduit pour la première fois de nouvelles règles strictes pour assainir le climat des affaires.
Le texte vise à éliminer définitivement les pratiques suspectes et bureaucratiques qui entravent l’activité des investisseurs. À cet effet, le ministre a martelé une décision majeure : dès l’entrée en vigueur de cette circulaire, toutes les procédures administratives liées à l’octroi de licences et d’autorisations se feront exclusivement de manière numérique. Le zéro papier et le zéro contact physique direct deviennent la règle pour garantir la transparence et bannir le favoritisme.
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Signature d’une convention-cadre stratégique
En marge de cette rencontre, le ministère de l’Agriculture et la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption ont officialisé leur alliance par la signature d’une convention-cadre de coopération. Cet accord vise à renforcer et à coordonner les efforts interinstitutionnels, s’inscrivant ainsi pleinement dans le cadre de la mise en œuvre concrète de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption.
Cette numérisation radicale des processus d’importation et d’agrément pose les bases d’un cadre de travail sain, sécurisé et transparent, capable de protéger les droits de l’État, des citoyens et des opérateurs économiques honnêtes.
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