Importation de véhicules par les particuliers : Ce qui va changer avant le 1er janvier 2027

Les importateurs privés de voitures devront changer leurs habitudes avant la fin de l’année. Une instruction signée ce lundi par Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ordonne le déplacement de leurs opérations du port de Mostaganem vers celui de Djen Djen, à Jijel. L’échéance est fixée au 31 décembre prochain.
Ce basculement découle d’une orientation présidentielle claire : Mostaganem doit être consacré uniquement aux arrivages destinés aux entreprises et établissements relevant de l’État. Les flux privés, eux, seront répartis sur les autres infrastructures du littoral algérien.
Importation de véhicules : Djen Djen devient le point d’entrée du secteur privé
À compter du 1er janvier, les cargaisons de véhicules commandées par les opérateurs privés transiteront par le complexe portuaire jijelien. Le communiqué diffusé par le département de Sayoud présente ce transfert comme une étape dans le suivi des directives du chef de l’État. Objectif affiché : donner à chaque port une vocation précise.
Djen Djen dispose d’atouts qui expliquent ce choix. Ses tirants d’eau profonds et ses vastes terre-pleins lui permettent d’absorber un trafic conséquent. L’infrastructure, longtemps sous-exploitée, se retrouve propulsée au centre du dispositif national d’importation automobile.
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Mostaganem se consacre désormais aux importations publiques
Libéré du trafic privé, le port de Mostaganem traitera exclusivement les commandes passées par les structures étatiques. Cette spécialisation met fin à une cohabitation qui saturait régulièrement les quais et allongeait les délais de séjour des marchandises.
Le site sortait déjà d’un grand chantier d’assainissement. Au mois d’octobre, l’entreprise portuaire avait évacué, avec l’appui des douanes, des stocks laissés à l’abandon sur les quais de Mostaganem depuis 1993. Plusieurs zones stratégiques avaient alors retrouvé leur capacité d’accueil.
Une réorganisation portuaire fondée sur la complémentarité
Le ministère justifie la mesure par la volonté de refonder le système portuaire national. Chaque plateforme se verrait attribuer un rôle défini, évitant que toutes se disputent les mêmes flux.
Ce principe rejoint les consignes formulées en septembre par Abdelmadjid Tebboune, qui avait placé la question des ports au cœur de ses mesures sur l’investissement et le foncier industriel. Le chef de l’État réclamait alors des résultats concrets dans des délais courts.
Dans la pratique, une meilleure répartition devrait fluidifier les escales. Moins de navires en attente, c’est aussi moins de surestaries facturées aux importateurs, et donc un impact direct sur le prix final du véhicule.
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