Importation de produits pharmaceutiques : suspension immédiate des autorisations en Algérie

Importation de produits pharmaceutiques : suspension immédiate des autorisations en Algérie
Suspension des demandes d’agrément pour l’importation des produits pharmaceutiques

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique serre la vis sur l’importation de produits pharmaceutiques en Algérie. Dans un contexte marqué par des tensions récentes sur le marché, une nouvelle décision vient rebattre les cartes sans en dévoiler les motivations.

Importation de produits pharmaceutiques : suspension des agréments jusqu’à nouvel ordre

Dans une note officielle émise par la Direction des activités pharmaceutiques et de la régulation, le ministère annonce la suspension de la réception des nouvelles demandes d’agrément pour l’importation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux.

🟢 A LIRE AUSSI : Importation de véhicules de moins de 5 ans : les conditions et documents exigés par les consulats d’Algérie

Le document précise clairement que cette décision s’adresse à « l’ensemble des opérateurs économiques souhaitant obtenir des agréments pour l’exercice de l’activité d’importation ». Il est désormais acté que les nouveaux dossiers ne seront plus acceptés, et ce « jusqu’à nouvel ordre ».

Le ministère insiste sur « la plus grande importance » accordée à l’application stricte de cette instruction. Sans toutefois détailler les raisons ayant conduit à cette suspension.

Une décision dans un contexte de tensions sur le marché pharmaceutique

Cette mesure intervient dans un climat particulier. Ces dernières semaines, plusieurs produits pharmaceutiques ont été signalés en situation de tension. Voire de rupture, dans certaines officines à travers le pays.

Dans une note datée du 2 avril, le ministre de l’Industrie, Wassim Kouidri, avait lui-même reconnu ces difficultés. « Il m’a été donné de constater que certains produits pharmaceutiques […] sont en situation de tension ou de rupture ».

🟢 A LIRE AUSSI : Médicaments : l’Algérie veut produire “juste et utile” avec une nouvelle stratégie nationale

Cependant, le ministre avait tenu à nuancer ce constat en pointant une disponibilité des stocks au niveau des acteurs du secteur. Selon lui, ces produits « demeurent disponibles au sein des stocks détenus par des établissements pharmaceutiques d’importation, de fabrication ou de distribution en gros ».

Face à cette situation, des instructions fermes ont été données :

  • Mise sur le marché des stocks disponibles
  • Respect des délais de distribution (entre 48 heures et 5 jours)
  • Renforcement des contrôles à travers des missions d’inspection

Le ministre a également averti que tout manquement exposerait les opérateurs à des sanctions pouvant aller « jusqu’au retrait de l’agrément ».

Entre restriction et facilitation : une régulation à double vitesse

La suspension des agréments pour l’importation de produits pharmaceutiques contraste avec une autre décision récente du même ministère. Trois semaines auparavant, les autorités avaient choisi d’alléger les procédures liées à l’importation des matières premières pharmaceutiques.

🟢 A LIRE AUSSI : Du poisson à la portée de tous en 2026 : Yacine Oualid met le paquet sur la pêche

Concrètement, le ministère a supprimé l’attestation de régulation pharmaceutique du dossier de domiciliation bancaire. Une mesure adressée à l’Association des établissements bancaires et financiers, avec instruction de garantir son application stricte.

Ainsi, ce double mouvement traduit une orientation plus large vers la structuration du marché local.

Note de la Direction des activités pharmaceutiques et de la régulation au niveau du ministère de l’Industrie pharmaceutique

Note de la Direction des activités pharmaceutiques et de la régulation au niveau du ministère de l’Industrie pharmaceutique