Réputée pour ses salaires élevés et son marché de l’emploi attractif, la Suisse confirme en 2026 le maintien des quotas de permis de travail destinés aux ressortissants de pays tiers. Une décision attendue par les employeurs comme par les candidats à l’immigration professionnelle, dans un contexte de besoins persistants en main-d’œuvre qualifiée.
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Maintien des quotas de permis de travail en 2026
Le Conseil fédéral suisse a officialisé, dimanche 11 janvier 2026, la reconduction des plafonds de permis de travail au même niveau qu’en 2025. Cette mesure est inscrite dans l’ordonnance révisée sur l’admission, le séjour et l’activité lucrative (OASA), entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026, selon le média spécialisé Visa HQ.
Détail des permis accordés
8 500 permis pour pays tiers
Pour l’année en cours, 8 500 permis de travail seront octroyés à des travailleurs étrangers hautement qualifiés originaires de pays hors Union européenne et Association européenne de libre-échange (AELE).
Dans le détail, ces autorisations se répartissent comme suit :
- 4 500 permis B, destinés aux étrangers résidant durablement en Suisse,
- 4 000 permis L, accordés pour des séjours de courte durée.
Ces permis concernent principalement des profils recherchés dans des secteurs en tension, notamment l’ingénierie, les technologies, la santé, la finance ou encore certaines industries spécialisées.
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Quotas pour européens et britanniques
En parallèle, la Suisse maintient également les plafonds applicables aux prestataires de services issus de l’UE et de l’AELE séjournant plus de 120 jours sur son territoire. Pour ces catégories, le quota reste fixé à 3 500 permis, dont 3 000 permis L et 500 permis B.
Concernant les ressortissants britanniques, un quota post-Brexit distinct est reconduit. Il s’élève lui aussi à 3 500 permis, répartis entre 2 100 permis B et 1 400 permis L.
Cette stabilité vise à préserver les équilibres du marché du travail suisse tout en respectant les accords internationaux en vigueur.
Gestion rapide et prioritaire des permis
Les autorités cantonales restent chargées de l’attribution des permis, selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Ce mode de gestion permet aux entreprises suisses d’anticiper leurs recrutements sans redouter un durcissement en cours d’année.
Toutefois, les avocats spécialisés en immigration recommandent vivement aux candidats de déposer leurs dossiers le plus tôt possible. Les quotas non utilisés en 2025 ne sont pas reportés sur 2026, ce qui signifie que les places disponibles peuvent être rapidement épuisées.
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En maintenant ces plafonds, la Suisse envoie un signal de stabilité et de prévisibilité aux entreprises confrontées à une pénurie de compétences. Pour les travailleurs étrangers qualifiés, cette reconduction confirme que le pays reste ouvert à l’immigration professionnelle, à condition de répondre aux critères exigés.
Dans un environnement économique européen incertain, la politique suisse des quotas apparaît ainsi comme un compromis entre contrôle migratoire et besoins du marché du travail.
