France : regroupement familial, immigration divisée par deux… le plan d’Édouard Philippe

« Diviser par deux l’immigration légale » : C’est la déclaration qui fait l’effet d’une onde de choc sur la scène politique. De passage sur France 2 jeudi dernier, l’ex-Premier ministre français, Édouard Philippe, a plaidé pour un durcissement radical des règles migratoires, évoquant notamment un moratoire sur le regroupement familial.
Jugeant le système d’intégration défaillant et dénonçant la saturation de plusieurs services publics face à un flux migratoire jugé excessif, le candidat d’Horizons à la présidence a insisté sur la nécessité de reconnaître que l’immigration a atteint un niveau trop élevé.
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Ne pas ramener l’immigration « à zéro »
Invité de l’émission L’Heure de Vérité, le candidat a plaidé pour une baisse drastique des délivrances de titres de séjour. Souhaitant « diviser par deux l’immigration légale », il ambitionne un retour aux chiffres d’avant 2010 pour repasser « largement en dessous de la barre des 200 000 » installations annuelles.
Excluant l’idée d’un arrêt total des flux en raison des besoins en main-d’œuvre étrangère, il propose un moratoire de cinq ans sur l’immigration familiale. Selon lui, il est urgent de mettre fin aux entrées découlant de choix individuels, comme le regroupement familial, pour redonner à la France la maîtrise de sa politique migratoire.
Tout en reconnaissant que le droit à une vie familiale normale est garanti par la Convention européenne des droits de l’homme, Édouard Philippe se dit convaincu qu’un « protocole additionnel » négocié avec les autres pays européens permettrait de réviser le texte, ou du moins de le faire « interpréter exactement comme il a été imaginé » lors de sa signature.
Vers des allocations versées dès le premier enfant ?
Sur le volet social, le maire du Havre prône une « refonte totale du système des allocations familiales ». Son projet : attribuer des aides « dès le premier enfant » et accorder aux ménages de la classe moyenne « une réduction d’impôt d’environ 3 000 euros » par an pendant les « trois années suivant la naissance ».
Souhaitant revoir entièrement le modèle actuel, l’ancien Premier ministre préconise de soutenir la parentalité « dès le premier enfant », y compris pour les familles monoparentales. Alors que le système privilégie aujourd’hui les foyers de deux enfants ou plus, il propose de créer « une allocation familiale unique » qui garantirait le versement de 350 euros dès la naissance du premier enfant.
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