Immigration en Pologne : ce qui change pour les permis de séjour depuis janvier 2026

Immigration en Pologne : ce qui change pour les permis de séjour depuis janvier 2026
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Depuis le 1er janvier 2026, la Pologne a profondément modifié sa procédure de dépôt des demandes de permis de séjour temporaire. Désormais, toutes les démarches doivent obligatoirement être effectuées en ligne, via le portail électronique officiel Moduł Obsługi Spraw (MOS).

Cette réforme marque la fin définitive des dossiers papier et impose une transition rapide vers le tout numérique pour les travailleurs étrangers et les entreprises qui les emploient.

Fin des dossiers papier : une procédure 100 % numérique

Avec l’entrée en vigueur de cette réforme, aucune demande de permis de séjour temporaire déposée sur support papier n’est désormais acceptée. Les candidats doivent obligatoirement passer par la plateforme MOS et valider leur demande à l’aide d’une signature électronique. Celle-ci doit être certifiée soit par un Profil de Confiance polonais, soit par une e-ID européenne reconnue.

Cette nouvelle exigence a contraint de nombreux employeurs, prestataires de relocation et travailleurs étrangers à s’adapter rapidement à un système encore méconnu pour certains. La dématérialisation totale vise à réduire les délais de traitement, mais elle nécessite une parfaite maîtrise des outils numériques.

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Forte hausse des frais de permis de séjour

L’un des changements les plus marquants concerne l’augmentation significative des frais administratifs. Avant la réforme, un permis de séjour temporaire coûtait 100 zlotys. Depuis janvier 2026, ce montant a été multiplié par quatre et atteint désormais 400 zlotys.

Pour les travailleurs détachés, les frais ont également explosé, passant de 200 à 800 zlotys. Une hausse qui impacte directement les entreprises employant de la main-d’œuvre étrangère et qui les oblige à revoir leur budget et leur planification financière pour l’année 2026.

Visas nationaux et Schengen également plus chers

La réforme ne se limite pas aux permis de séjour. Les frais de visas ont eux aussi été revus à la hausse. Le visa national de type D coûte désormais 200 euros, tandis que le visa Schengen de type C est fixé à 90 euros.

Les autorités polonaises justifient ces augmentations par des investissements importants dans la cybersécurité, la modernisation des infrastructures numériques et l’amélioration des délais de traitement des dossiers.

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Quelles conséquences pour les entreprises et les travailleurs étrangers ?

Cette réforme impose de nouvelles contraintes aux employeurs. Ils doivent notamment :

  • Obtenir un Profil de Confiance ou une e-ID européenne,
  • Acquérir des signatures électroniques qualifiées,
  • Former leurs équipes à l’utilisation du portail MOS.

Autre changement notable : les demandes incomplètes sont automatiquement rejetées. Il n’est donc plus possible de déposer un dossier partiel pour gagner du temps, une pratique auparavant courante.

Un système plus rapide à moyen terme, mais des défis immédiats

À moyen terme, la Pologne prévoit une réduction des délais de traitement d’environ 30 %, grâce à l’automatisation et aux contrôles croisés entre les bases de données fiscales et administratives. Toutefois, à court terme, des difficultés techniques sont attendues, notamment lors des pics d’affluence sur la plateforme.

Pour accompagner cette transition, des prestataires spécialisés proposent des services d’assistance afin de sécuriser les démarches et éviter les rejets de dossiers.

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