Immigration en France : l’Algérie reste le premier pays d’origine des immigrés en 2025

Immigration en France : l’Algérie reste le premier pays d’origine des immigrés en 2025
La population immigrée continue d’augmenter en France. Selon les derniers chiffres de l’Insee, l’Algérie conserve sa place de premier pays d’origine des immigrés, devant le Maroc et le Portugal.

Nouvelle hausse de la population immigrée en France : que disent vraiment les chiffres de l’Insee pour 2025 ? Entre augmentation globale et répartition géographique, le trio de tête des pays de naissance reste marqué par l’histoire : l’Algérie occupe la première marche du podium, devant le Maroc et le Portugal. Plein phare sur ces nouvelles données.

La population immigrée progresse en France. Selon les dernières estimations de l’Insee publiées ce jeudi 4 juin 2026, le pays comptait 8 millions d’immigrés en 2025, soit 11,6 % de la population totale. Cette nouvelle dynamique marque une augmentation de 300 000 personnes en seulement un an, la France ayant enregistré 7,7 millions d’immigrés en 2024.

Selon l’Insee, la France comptait 6,3 millions d’étrangers en 2025 (qu’ils soient en situation régulière ou non), soit 9,1 % de la population. Attention toutefois à ne pas additionner les statuts d’immigré et d’étranger, qui se recoupent en partie. En effet, sur les 8 millions d’immigrés que compte le pays :

  • 5,3 millions sont étrangers.
  • 2,6 millions ont acquis la nationalité française.

À l’inverse, 1 million d’étrangers sont nés en France et ne rentrent donc pas dans la catégorie des immigrés.

L’Algérie en tête des pays de naissance

L’Insee détaille également la géographie de cette immigration à travers les pays de naissance. Sans surprise, le Maghreb occupe le haut du classement : l’Algérie arrive en tête, représentant 12,6 % de la population immigrée en France, talonnée de près par le Maroc (11,7 %). Le Portugal complète ce trio de tête en se hissant à la troisième position avec 7,2 %.

Par ailleurs, sur le plan géographique, près de la moitié des immigrés établis en France en 2025 (49,2 %) sont originaires d’Afrique. L’Europe constitue le deuxième grand bassin d’origine, représentant 30,3 % du total, tandis que le reste du monde se partage les 20,5 % restants.

L’Insee a également levé le voile sur les flux migratoires de l’année 2024, marquée par l’arrivée de 438 000 immigrés en France. Ce volume enregistre un net recul de 10 % par rapport à 2023, permettant ainsi aux flux d’entrées de retrouver leur niveau d’avant la crise sanitaire.

Le nombre de titres de séjour accordés aux Algériens en baisse en 2025

Le bilan migratoire de la France pour 2025 révèle une dynamique paradoxale. D’un côté, la délivrance globale de titres de séjour a bondi de 11,2 % (plus de 384 000 unités), tandis que les demandes d’asile ont légèrement reculé de 3,7 %. De l’autre, l’application de la circulaire de l’ancien ministre Bruno Retailleau a entraîné un net durcissement sécuritaire : les régularisations d’étrangers ont chuté de 10,1 % (28 610 cas), alors que les interpellations d’irréguliers (+30 %) et les éloignements du territoire (+15,7 %) ont fortement progressé.

Dans ce contexte, l’immigration algérienne affiche une tendance à la baisse pour les nouveaux arrivants, avec un recul de 4,6 % des premiers titres accordés (28 000 unités), positionnant l’Algérie au deuxième rang derrière le Maroc. Néanmoins, la communauté algérienne confirme son ancrage durable sur le sol français : principalement portée par le motif familial, sa présence globale progresse de 1,3 % pour atteindre 658 000 résidents au 31 décembre 2025, maintenant l’Algérie en tête des pays d’origine hors Union européenne.

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