Les chiffres 2025 viennent de tomber : les ressortissants algériens figurent parmi les nationalités les plus représentées dans les statistiques de l’UE. Qu’il s’agisse du nombre de sans-papiers identifiés ou de l’ampleur des ordres de quitter le territoire, ces données confirment une tendance migratoire qui ne faiblit pas.
Les données d’Eurostat révèlent qu’en 2025, le nombre d’Algériens identifiés en situation irrégulière au sein de l’UE s’est élevé à 70 905 personnes. Ce volume place l’Algérie au premier rang, devant un trio composé de l’Afghanistan (42 635), du Maroc (39 030) et de l’Ukraine (36 800).
En 2025, le nombre total de sans-papiers identifiés dans l’UE a chuté de près de 200 000 individus en un an. Pourtant, dans ce contexte de décrue globale, la part des Algériens explose avec une hausse de 22%. Ce décalage est d’autant plus flagrant que les autres nationalités majeures — Afghans, Marocains et Ukrainiens — connaissent toutes une baisse à deux chiffres. Ensemble, ces quatre pays représentent plus du quart de la population migrante en situation irrégulière sur le sol européen.
Les Algériens en tête des ordres de quitter le territoire
Par ailleurs, Le bilan des ordres de quitter le territoire européen confirme la prédominance de l’Algérie. En 2025, 45 725 ressortissants algériens ont fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire, un chiffre qui place le pays devant le Maroc (29 030), la Turquie (24 780) et la Syrie (20 055).
L’an dernier, l’Union européenne a durci le ton avec 491 950 ordres de quitter le territoire, soit une progression de 5,8 % en un an. Cette activité administrative est massivement portée par trois pays : la France, qui à elle seule émet 28 % des ordres (137 550), suivie de l’Allemagne (55 240) et de l’Espagne (53 700). Ensemble, ces trois États membres génèrent plus de la moitié des mesures de retour prononcées à l’échelle communautaire.
Les retours effectifs en hausse en Europe
L’exécution des mesures d’éloignement vers les pays tiers a franchi un cap en 2025 avec 135 460 retours effectifs, marquant une hausse significative de 20,9 % par rapport à l’année précédente. Eurostat précise que ces départs hors des frontières de l’Union européenne représentent désormais l’immense majorité des flux de retour (87,3 %), le solde étant constitué de transferts internes entre États membres.
Si la France et l’Espagne émettent beaucoup d’ordres de départ, c’est l’Allemagne qui enregistre le plus grand nombre de retours concrets (29 295). Sur le plan des nationalités, la hiérarchie bascule : alors que les Algériens dominent les détections, ce sont les ressortissants de Turquie (13 405) et de Géorgie (10 475) qui font l’objet du plus grand nombre de rapatriements effectifs, devant la Syrie et l’Albanie.
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