Imane Khelfi absente des Jeux méditerranéens Taranto 2026 ? La boxeuse sort de son silence

La championne olympique de boxe a choisi de s’exprimer publiquement ce jeudi pour couper court à la confusion. Imane Khelif assure n’avoir jamais été informée, par un canal officiel, de son inscription parmi les athlètes algériens annoncés pour les Jeux méditerranéens de Taranto 2026. Ni le Comité olympique et sportif algérien, ni l’instance fédérale de la boxe ne l’auraient contactée. C’est en parcourant les réseaux sociaux qu’elle a découvert la nouvelle.
Dans un message adressé au public algérien, la boxeuse évoque une surprise totale. Son nom circulait déjà largement en ligne quand elle en a pris connaissance. Aucune notification officielle ne lui est parvenue en amont, affirme-t-elle.
Elle insiste sur un point qu’elle juge essentiel. Voir son patronyme sur une liste ne vaut pas engagement de sa part. « Cela ne signifie pas que j’ai annoncé ma participation », résume-t-elle en substance, tout en précisant qu’aucun calendrier de préparation ne lui a été transmis.
La championne rappelle enfin qu’elle a poursuivi son travail quotidien selon ses propres échéances professionnelles. Sa saison reste organisée autour de ses engagements personnels, faute d’un cadre national clairement défini pour cette compétition.
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Une demande d’aide financière restée sans réponse avant Taranto 2026
Le passage le plus sensible de sa déclaration concerne le volet matériel. La boxeuse indique avoir déposé, il y a quelque temps déjà, une requête pour obtenir un soutien financier destiné à sa préparation. Elle dit n’avoir reçu ni aide, ni réponse.
Ce silence administratif contraste avec la place occupée par l’athlète dans l’imaginaire sportif national. Les instances algériennes mettent pourtant régulièrement en avant leurs figures de proue, à l’image des deux Algériennes choisies comme athlètes modèles pour Dakar 2026 par le mouvement olympique.
Sans structure d’accompagnement, une préparation de haut niveau devient difficile à bâtir. C’est précisément l’argument avancé par la championne pour expliquer sa prudence actuelle.
La championne olympique laisse la porte ouverte à une participation
Loin de fermer le dossier, Imane Khelif réaffirme son attachement au maillot national. Défendre les couleurs de l’Algérie demeure, selon ses mots, une fierté et une responsabilité qu’elle assume pleinement. Elle décrit cette mission comme l’un des moteurs de sa carrière.
Sa demande tient en trois éléments simples. Un contact officiel et direct, un programme de préparation lisible, et des conditions de travail adaptées. À ces conditions, une présence à Taranto redevient envisageable.
La boxeuse tient aussi à désamorcer toute lecture polémique. Sa mise au point ne vise personne en particulier, précise-t-elle, mais cherche seulement à replacer les faits dans leur contexte. Elle conclut en souhaitant bonne chance à l’ensemble de la délégation algérienne.
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Imane Khelif reste au centre des controverses internationales
Cette sortie intervient dans une période déjà chargée pour la médaillée d’or de Paris 2024. Depuis les Jeux, la boxeuse fait l’objet d’attaques répétées sur son genre, alimentées par des figures publiques étrangères. Elle y a toujours opposé le silence et les résultats.
Des voix scientifiques sont pourtant venues rétablir les faits. En février dernier, un chirurgien français a défendu la championne algérienne en balayant toute idée de transition ou de dopage. Un démenti sans ambiguïté.
Les secousses ne se sont pas arrêtées là. En avril, Donald Trump s’en est repris à la boxeuse lors d’un meeting, reprenant des allégations largement démenties. Deux mois plus tard, une collectivité française a renoncé à donner son nom à une salle de lycée.
Ce dernier épisode a d’ailleurs viré au bras de fer politique, quand la région Auvergne-Rhône-Alpes a durci ses règles de dénomination après le vote des élèves de Meyzieu. Dans ce climat, la transparence revendiquée par la boxeuse prend une résonance particulière. La balle est désormais dans le camp des instances algériennes.
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