Ils diffusent un direct sur les réseaux sociaux, la police les identifie et les arrête

Les services de sécurité de la wilaya de Chlef ont procédé à l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’avoir tenu des propos injurieux à l’encontre des membres des forces de sécurité et des personnes signalant des faits criminels. Les propos ont été diffusés lors d’un direct sur les réseaux sociaux, avant que les auteurs présumés ne soient identifiés et présentés devant les autorités judiciaires compétentes.
Selon un communiqué rendu public jeudi soir par la Sûreté de wilaya de Chlef, l’affaire a été traitée par la brigade de lutte contre la criminalité.
Les faits concernent deux individus qui auraient organisé un direct sur l’une des plateformes de réseaux sociaux. Au cours de cette diffusion, ils auraient tenu des propos qualifiés de « nables et offensants » à l’encontre des membres des services de sécurité ainsi que des personnes qui signalent des crimes.
Le contenu du direct a ensuite circulé sur les réseaux sociaux grâce aux technologies de l’information et de la communication, attirant l’attention des services compétents.
Les deux suspects identifiés et interpellés
Après avoir exploité les éléments disponibles, les enquêteurs ont identifié les deux personnes mises en cause.
Les services de sécurité les ont interpellées dans un court délai, précise le communiqué de la Sûreté de wilaya de Chlef, qui ne fournit toutefois pas davantage de détails sur leur identité ni sur la plateforme utilisée pour diffuser le direct.
Cette intervention intervient dans le cadre du suivi des contenus diffusés sur les réseaux sociaux lorsqu’ils sont susceptibles de porter atteinte aux personnes ou aux institutions.
Après leur interpellation, les deux mis en cause ont fait l’objet des procédures légales nécessaires.
À l’issue de ces démarches, les services de sécurité ont présenté les deux mis en cause devant les autorités judiciaires territorialement compétentes, indique la Sûreté de wilaya de Chlef.
L’affaire intervient alors que les réseaux sociaux permettent de diffuser rapidement des contenus, notamment des vidéos et des directs. Les services concernés peuvent également exploiter ces contenus dans le cadre de leurs enquêtes lorsqu’ils signalent des infractions présumées.
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Criminalité en Algérie : quel niveau dans le pays ?
La criminalité en Algérie reste un sujet régulièrement suivi par les autorités et la population. Les faits enregistrés concernent plusieurs catégories d’infractions, allant des atteintes aux personnes et aux biens jusqu’aux affaires liées au trafic de stupéfiants, à l’escroquerie ou encore à la criminalité organisée.
Les services de sécurité mènent régulièrement des opérations dans différentes wilayas afin de lutter contre les réseaux criminels et les différentes formes de délinquance. Les bilans communiqués font notamment état d’affaires liées au trafic de drogue, au port d’armes prohibées, aux vols, aux agressions et aux escroqueries.
La criminalité liée aux réseaux sociaux et aux technologies numériques constitue également une préoccupation croissante. Certaines affaires concernent notamment l’escroquerie en ligne, la diffusion de contenus illégaux ou encore l’utilisation des plateformes numériques pour faciliter certaines activités criminelles.
Un niveau de criminalité à mettre en perspective
Il est toutefois difficile de résumer la criminalité en Algérie à un seul pourcentage. Les statistiques varient selon la nature des infractions étudiées, la période retenue et la méthode utilisée pour établir les données.
Les chiffres communiqués par les services de sécurité correspondent notamment aux affaires enregistrées et traitées, tandis que les indices internationaux reposent sur d’autres critères et peuvent intégrer la perception de la criminalité par la population.
Pour mesurer l’évolution de la criminalité, il faut donc prendre en compte plusieurs indicateurs plutôt que se limiter à un seul chiffre. Les forces de sécurité suivent également les différentes tendances à travers les opérations qu’elles mènent et identifient ainsi les principales formes de criminalité auxquelles le pays fait face.








