Ils dépassent la barre de 3 millions de dinars De gros salaires pour des petits clubs

samedi 24 août 2013 à 20:06
Source de l'article : Leconews.com

budgeting_840656_679x417.jpgEn dépit d’une trésorerie chancelante, les dirigeants des clubs professionnels cassent leur tirelire afin de conserver leurs meilleurs joueurs et en attirer d’autres.

Ils proposent ainsi des salaires mirobolants aussi bien pour les joueurs que pour les entraineurs pour constituer, au final, une équipe compétitive. Des salaires à faire pâlir médecins, ingénieurs et les plus hauts fonctionnaires de l’Etat.

Depuis le fameux transfert du joueur Tahraoui de l’ASO à l’USM Blida en 2004 pour la somme record, à l’époque, de 15 millions de dinars, le marché des transferts ne cesse de s’emballer à l’aune d’une surenchère générée par une concurrence de plus en plus effrénée des clubs. Le phénomène ne touche pas uniquement les joueurs, mais aussi des entraîneurs étrangers aux parcours méconnus viennent profiter de cette manne financière qui circule librement dans le football professionnel algérien sans pour autant être mise sous quelconque contrôle.

Les observateurs se disent surpris, à chaque fois, d’entendre parler de salaires de certains joueurs qui dépassent pour la plupart 1 million de dinars au moment où les clubs présentent une situation financière et comptable déficitaire et trainent, de par une gestion catastrophique, de très lourdes dettes. Les responsables ne sont pas autant inquiétés que le bureau fédéral de la FAF qui continue à multiplier ses appels envers les clubs afin qu’ils maîtrisent leurs masses salariales et stabilisent les salaires des joueurs dans des proportions acceptables. Mais les appels restent, de toute évidence, inaudibles. Pis encore, des clubs se permettre d’offrir des mensualités astronomiques à des joueurs recrutés pour chauffer le banc de touche.

L’USM Alger qui bénéficie de l’apport financier du groupe privé de bâtiment ETRHB Haddad, recrute chaque année les meilleurs joueurs du championnat pour affaiblir les autres clubs et mettre toutes les chances de son côté pour être champion. A cet effet, le club met la barre très haute sur ces concurrents en offrant des salaires faramineux aux joueurs dont certains se remplissent les poches sans fournir le moindre effort en contrepartie. Ils n’ont que quelques minutes de temps de jeu et pourtant ils sont royalement rémunérés. Il ne faut pas s’étonner alors de voir la masse salariale de l’USM Alger durant la saison écoulée dépasser les 41 millions de dinars par mois.

La saison dernière, le joueur le mieux payé n’était autre que le latéral droit du MCA, Abderrahmane Hechoud, qui, en venant de l’ES Sétif, a signé pour un salaire mensuel de 3,4 millions de dinars. Une année auparavant, c’était Khaled Lemmouchia qui avait défrayé la chronique en signant pour 4,5 millions de dinars par mois avec l’USM Alger. Cette «chasse au talon» à coup de milliards n’est pas seulement l’apanage des clubs qui s’assoient sur des mannes très conséquentes ; les clubs à faibles trésorerie sont aussi dans la contrainte de suivre le rythme imposé sous peine de se retrouver sans effectif et, par ricochet, incapables de s’engager dans la compétition.

Cette contrainte a mis au pied du mur certains clubs qui n’ont pas pu honorer leurs engagements envers leurs salariés. L’on dénombre 108 plaintes déposées la saison passée par des joueurs auprès de la chambre de résolution des litiges pour des salaires impayés. Partant de ce constat qui fait que les clubs ne dégagent pas suffisamment de revenus pour assumer les salaires démentiels des joueurs, certaines voix se sont élevées pour appeler à leur plafonnement, mais pour l’instant la proposition ne semble pas trouver d’écho. (L’ECo N 72)

Source APS

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