Il volait dans les mosquées : un individu lourdement condamné

Un homme qui ciblait les mosquées de Bordj Bou Arreridj pour les dévaliser vient de connaître le verdict de la justice. Le tribunal de Bordj Bou Arreridj l’a condamné à quatre ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 dinars algériens. Incarcéré à la prison d’Aïn Soltane, le mis en cause avait été appréhendé en flagrant délit à l’intérieur même d’un lieu de culte, une somme d’argent sur lui dont l’origine était fortement suspectée.
La police urbaine tend un piège au voleur de mosquées
Tout est parti d’informations recueillies par la 9e unité de sécurité urbaine de Bordj Bou Arreridj. Alertés par des signalements faisant état de mouvements suspects autour de plusieurs mosquées de la ville, les agents ont élaboré un dispositif ciblé. L’objectif : prendre le suspect sur le fait, sans lui laisser la moindre échappatoire.
Le plan a fonctionné. L’individu a été interpellé à l’intérieur d’une mosquée, au moment même où il tentait d’y commettre un vol. Sur lui, les forces de l’ordre ont découvert une somme d’argent dont la provenance, selon le communiqué des services de sécurité, correspondait vraisemblablement au produit de ses précédents larcins dans d’autres lieux de culte de la ville.
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Des vols commis de nuit avec effraction dans plusieurs mosquées
Les charges retenues contre l’accusé ne se limitaient pas à cette seule tentative. Le parquet a établi qu’il avait déjà sévi à plusieurs reprises dans des mosquées de la ville, s’introduisant de nuit et forçant les accès pour s’emparer des fonds disponibles. C’est précisément sur ces deux circonstances aggravantes, le vol nocturne et l’effraction, que le tribunal a fondé sa décision de condamnation.
Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Bordj Bou Arreridj, le prévenu a été poursuivi pour vol avec circonstances aggravantes. La qualification retenue, qui tient compte du caractère répété des faits et des conditions dans lesquelles ils ont été commis, a conduit à une peine particulièrement ferme.
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Quand les tribunaux algériens sanctionnent les atteintes à la confiance publique
Les affaires impliquant des lieux ou des fonds à caractère religieux font l’objet d’une attention judiciaire particulière. En mars 2026, le détournement de fonds destinés à la zakat par un imam avait abouti à une condamnation devant le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, illustrant que les atteintes à la confiance religieuse, qu’elles soient le fait d’un fidèle ou d’un responsable, ne restent pas impunies.
Plus largement, les juridictions algériennes ont multiplié les verdicts sévères ces derniers mois dans des affaires de criminalité de droit commun. Le braqueur au sabre de Birkhadem avait écopé en juin 2026 de 25 ans de prison ferme pour une série d’agressions contre des commerçants, tandis qu’un bijoutier dépouillé de 2,3 milliards par de faux suspects et de vrais policiers avait conduit le tribunal de Dar El-Beïda à prononcer jusqu’à dix ans de réclusion ferme contre les auteurs. Ces décisions successives dessinent une politique pénale cohérente, fondée sur la dissuasion et la protection des citoyens.
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