Le tribunal criminel près la Cour d’Annaba a rendu son verdict avant-hier dans l’affaire du jeune homme dénommé « Arslane », poursuivi pour le meurtre sauvage de sa mère. Reconnue coupable d’actes de violence volontaire ayant entraîné la mort, l’accusé a été condamné à la peine capitale.
L’affaire remonte à la fin du mois d’août 2025. Le service des urgences du CHU Ibn Sina d’Annaba avait alors admis une femme dans un état critique. Malgré les tentatives de réanimation, la victime a succombé à de multiples blessures peu après son arrivée.
L’examen médical initial ayant révélé des traces d’agressions d’une violence inouïe sur l’ensemble du corps, le procureur de la République a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. Les investigations ont rapidement mené à l’interpellation du fils de la victime, arrêté aux abords de l’hôpital dans un état d’agitation manifeste.
Matricide à Annaba : La thèse de l’accident balayée par les preuves
Pour tenter de masquer son crime, l’accusé avait initialement affirmé à ses voisins que sa mère avait été victime d’une chute accidentelle à leur domicile. Cependant, les témoignages recueillis brossent un portrait bien plus sombre :
- Profil de l’accusé : Connu pour sa consommation de stupéfiants et de psychotropes.
- Antécédents de violence : Le frère de la victime a témoigné que l’accusé brutalisait régulièrement sa mère, précisant qu’elle avait déjà été hospitalisée par le passé pour des fractures aux mains et aux doigts.
- Expertise médico-légale : Le rapport d’autopsie a révélé des lésions internes graves (cage thoracique, abdomen, tête) et des fractures incompatibles avec une simple chute. Les légistes ont également relevé des traces de violences anciennes et récentes, des plaies causées par des objets tranchants ainsi que des brûlures.
🟢 A LIRE AUSSI : Meurtre d’une jeune fille à Chlef : la mère d’Oumayma révèle des détails insoutenables
Bien que l’accusé ait reconnu son addiction et l’existence de tensions familiales tout en niant les coups mortels, les preuves matérielles ont été accablantes. Des analyses biologiques, réalisées sous commission rogatoire, ont confirmé que les taches de sang retrouvées sur les vêtements du suspect et sur plusieurs objets saisis sur la scène du crime appartenaient bien à la victime.
🟢 A LIRE AUSSI : « Ce n’est pas un fait-divers » : Après le meurtre d’Oumaima, le PT incrimine le Code de la famille
Devant la gravité des faits et la préméditation des actes de torture, la cour a suivi les réquisitions du ministère public en condamnant « Arslane » à la peine de mort pour homicide volontaire avec actes de barbarie.
