Il se faisait passer pour un haut magistrat et un colonel : un grand escroc tombe à Alger

Il se faisait passer pour un haut magistrat et un colonel : un grand escroc tombe à Alger
Tribunal de Chéraga

Un individu a comparu devant le tribunal correctionnel de Chéraga, poursuivi pour des faits d’escroquerie, de falsification et d’usage de faux dans des documents administratifs. Il est accusé d’avoir usurpé plusieurs identités de fonctionnaires de l’État, se faisant notamment passer pour un président de cour suprême, un colonel de l’armée ou encore un cadre des douanes, afin de tromper ses victimes.

Selon le média « Ennahar », le mis en cause promettait à ses victimes de régler leurs affaires judiciaires en suspens ou encore de leur importer des véhicules de l’étranger. L’affaire a été déclenchée suite à plusieurs plaintes déposées par des citoyens affirmant avoir été escroqués. Le préjudice financier global dépasserait les 4 millions de dinars algériens, les sommes ayant été versées sur son compte postal.

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À l’audience, l’une des victimes a déclaré que l’accusé s’était présenté à elle comme un colonel de l’armée, lui promettant l’importation d’un véhicule de marque française. Après avoir encaissé l’argent, il a disparu sans laisser de trace. Les autres victimes, représentées par leurs avocats, ont déposé des requêtes écrites auprès du tribunal.

Lourd requisitoire contre l’escroc

Confronté aux accusations, le prévenu a nié les faits, affirmant avoir agi sous la pression de difficultés financières liées à la maladie de son fils. Il a reconnu avoir perçu les sommes en question, mais conteste toute intention frauduleuse, sollicitant la clémence du tribunal.

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De son côté, le représentant du ministère public a requis une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, fixant le prononcé du jugement à une date ultérieure.

Mort d’une fillette à M’sila : 3 personnes arrêtées

Par ailleurs, les services de sûreté de la wilaya de M’sila sont parvenus, en un laps de temps record, à élucider les circonstances de la mort d’une fillette âgée de quatre ans, avec l’interpellation de trois personnes soupçonnées d’implication dans cette affaire, dont une femme suspectée d’être l’auteure principale du crime.

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Les faits remontent au 29 mai 2026, lorsque les services de police ont été alertés de la chute d’une enfant du quatrième étage d’un immeuble d’habitation à M’sila. Dans un premier temps, la thèse d’un accident avait été privilégiée. Toutefois, les constatations sur les lieux et les premières investigations, appuyées par les résultats de l’examen médico-légal, ont révélé des éléments incompatibles avec cette hypothèse.

Suite à cela, la brigade criminelle a ouvert une enquête approfondie, sous la supervision du parquet territorialement compétent, permettant de faire la lumière sur les circonstances réelles des faits et d’identifier les personnes impliquées.

Les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation de trois suspects, dont la principale mise en cause dans la commission du crime. Les deux autres individus sont poursuivis pour complicité et non-dénonciation d’un crime en connaissance de cause.

À l’issue des procédures légales, les mis en cause ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de M’sila. L’affaire demeure en cours d’instruction judiciaire.