Un imam d’une mosquée de la capitale, identifié comme B.A., a comparu aujourd’hui devant le tribunal des délits de Sidi M’hamed à Alger. Il est poursuivi pour abus de confiance, suite à une plainte déposée par un citoyen, A.A., qui accuse l’imam d’avoir détourné des fonds qui lui avaient été confiés pour la zakât.
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Selon les détails présentés lors de l’audience, la victime avait remis au prévenu une somme de 58 millions de centimes, destinée à être distribuée aux personnes dans le besoin conformément aux obligations religieuses. Cependant, l’accusé aurait utilisé cette somme à d’autres fins, provoquant ainsi la plainte officielle. L’affaire illustre les risques liés à la gestion de fonds collectés à des fins caritatives et la vigilance nécessaire pour garantir la transparence dans ces opérations.
Scandale à Alger : un imam jugé pour avoir volé 58 millions destinés à la Zakât
Lors de sa comparution devant le tribunal, l’imam a nié catégoriquement les accusations portées contre lui, rejetant toute implication dans le détournement des fonds. Il a assuré qu’il n’avait commis aucun manquement à la confiance qui lui avait été accordée. De son côté, le représentant du ministère public a demandé au tribunal de prononcer une peine d’un an de prison ferme ainsi qu’une amende de 100 000 dinars algériens à l’encontre du prévenu.
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Le juge a indiqué que la décision finale serait rendue lors d’une audience ultérieure, laissant le temps au tribunal de compléter l’examen des éléments du dossier. Cette affaire a suscité un grand intérêt, tant chez les fidèles de la mosquée concernée que dans l’opinion publique, en raison de la nature sensible des fonds impliqués et de la responsabilité morale qui incombe aux gestionnaires de la zakât.
Un imam sur le banc des accusés
Les experts en droit rappellent que l’abus de confiance est un délit sérieux en Algérie, passible de peines de prison et de sanctions financières. Les fonds destinés à des actions caritatives, comme la zakât, doivent être gérés avec la plus grande rigueur. Tout manquement à cette règle peut entraîner des poursuites judiciaires et des sanctions exemplaires.
Cette affaire met également en lumière l’importance de la transparence et de la reddition de comptes dans la gestion des fonds religieux ou communautaires. Les citoyens sont encouragés à exiger des reçus et un suivi précis lorsqu’ils remettent des sommes importantes à des institutions ou à des responsables religieux.
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En conclusion, le procès de B.A. rappelle que la confiance accordée à des responsables religieux ou communautaires doit être protégée et que toute infraction à cette confiance est prise très au sérieux par la justice. Le verdict attendu suscite beaucoup d’attention et pourrait servir d’exemple pour prévenir de futurs abus dans la gestion de fonds caritatifs.
