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« Il a dit des choses qui ne se sont pas passées », Slimani règle ses comptes avec Petkovic

« Il a dit des choses qui ne se sont pas passées », Slimani règle ses comptes avec Petkovic
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Libre de tout engagement mais loin d’en avoir fini avec le terrain, Islam Slimani a profité d’un long entretien accordé au journal L’Équipe pour mettre les points sur les i. Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe d’Algérie y écarte l’idée d’une retraite immédiate, revient sans détour sur sa relation abîmée avec Vladimir Petkovic et adresse un message de confiance au nouveau staff des Verts.

À 38 ans, l’attaquant se dit toujours affûté. « J’ai 38 ans, je suis encore « fit », je ne suis pas dans la précipitation. Je cherche un nouveau challenge », glisse-t-il, avant d’insister sur sa lucidité : « Je suis une personne logique. Dans ma tête, je sais que je peux encore jouer. »

Celui que les supporters surnomment SuperSlim se voit désormais dans un double rôle, celui du buteur et celui du grand frère. « Je fais ça toute ma vie et j’ai le sentiment que ce n’est pas fini. Je peux aussi apporter mon expérience et transmettre au plus jeune », explique-t-il. Une projection qui rappelle que son dernier chapitre européen, marqué par la rupture de son contrat avec le CFR Cluj, l’a laissé sur sa faim.

Depuis, son nom circule d’un mercato à l’autre sans qu’aucune signature ne se concrétise. Les rumeurs l’ont même envoyé au Maroc, avant que la direction de l’IR Tanger ne démente formellement toute approche. Le buteur, lui, refuse de brader son choix et attend un projet qui lui ressemble.

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Slimani dénonce le manque de respect de Petkovic

Le passage le plus tranchant de l’entretien concerne sa mise à l’écart de la sélection. Slimani commence par relativiser, avant de lâcher une formule qui claque. « Ce sont des choix, ce n’est pas un problème. Chaque entraîneur…». Interrogé si ç’a été fait dans le cadre du respect, il répondra : « Respectueux ? Je ne dirais pas ça », affirme l’ancien international.

L’attaquant évoque ensuite un coup de fil qui a laissé des traces. « On a eu un échange téléphonique, il a dit des choses qui ne se sont pas passées. C’est comme ça », résume-t-il, sans en dire davantage. Un règlement de comptes qui prolonge les tensions déjà exprimées quand Slimani reprochait à Petkovic l’absence d’identité de jeu durant la campagne mondiale.

Malgré l’amertume, le buteur revendique un bilan sans regret. « J’ai joué ce que je devais jouer pour mon pays. Je me suis donné à fond quand j’étais sur le terrain », tient-il à préciser. Ses 45 buts en sélection lui donnent effectivement de quoi parler la tête haute.

Il accorde son crédit au staff algérien

Sur le nouveau staff technique des Verts, Slimani choisit le camp de la patience. « Il faut les laisser travailler, et leur faire confiance. Ils connaissent l’Algérie et son environnement africain. Ils ont porté le maillot de la sélection. C’est une bonne chose », plaide-t-il, favorable à un encadrement issu du sérail.

L’argument historique vient appuyer son raisonnement. « En dehors de Vahid Halilhodzic (2011-2014), quand nous avons réussi, cela a été avec des coaches du pays », rappelle-t-il. Aux sceptiques qui pointent un déficit de vécu, il répond sèchement : « J’entends qu’il manque d’expérience. Ils vont vite en prendre. »

Slimani fixe même une feuille de route claire. « Ils vont nous qualifier pour la CAN, et à ce moment-là qu’on verra s’ils peuvent permettre à cette nouvelle de génération de franchir un palier », estime-t-il, plaçant la qualification continentale comme premier vrai examen.

Slimani réclame un hommage pour Mahrez et Mandi

Interrogé sur la retraite internationale de Riyad Mahrez et d’Aïssa Mandi, le buteur ne cache pas son émotion. « Ce sont deux joueurs qui ont marqué l’histoire de l’Algérie. Ils ont plus d’une centaine de sélections (respectivement 119 et 122), ils ont joué deux Coupe du monde. Ils ont gagné la CAN 2019. Ils ont fait ce qu’il fallait faire », énumère-t-il.

Son témoignage porte d’autant plus qu’il a partagé le vestiaire avec eux pendant une décennie. « Ils ont tout donné, et je peux vous dire que j’en suis témoin depuis 2014… J’ai vu deux garçons à fond pour le pays avec aucun calcul », insiste-t-il. Le défenseur, lui, a officialisé sa retraite internationale après 123 capes au terme du Mondial nord-américain.

Quant à lui, il n’attend aucun hommage de la FAF. « Si cela devait être fait, ça aurait dû déjà être le cas… Je n’attends rien, cela ne m’a pas traversé l’esprit. J’ai fait ce que je devais faire pour mon pays, pour ma famille et les gens qui m’aiment. Après hommage ou pas, ce n’est pas le plus important, ce qui compte c’est l’intérêt de notre pays. », a-t-il conclu.

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ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

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