Identifiés, certains sont des «émirs», 50 terroristes traqués dans le pays

Identifiés, certains sont des «émirs», 50 terroristes traqués dans le pays

2201510595_small_1.jpgAvec leurs noms, prénoms et photos, ces dangereux «fugitifs» sont aujourd’hui identifiés.

Une cinquantaine de terroristes, dont une dizaine de femmes, et certains venus de pays voisins, dont la Mauritanie et le Maroc, sont actuellement recherchés par les services de sécurité, à Alger, comme partout dans les autres villes du pays, selon une source sécuritaire. Avec leurs noms, prénoms et photos, ces dangereux

«fugitifs» sont aujourd’hui identifiés, selon la même source. Qualifiés de sanguinaires, certains de ces terroristes recherchés sont des vétérans salafistes qui ont gagné le maquis depuis la décennie noire. Il est également important de signaler que la plupart de ces salafistes djihadistes résident dans les wilayas du Centre, telles que Blida, Tipasa ou Alger. Alors que d’autres sont natifs des wilayas de l’ouest et du sud du pays. Pour ceux qui résident dans les villes du Centre, certains sont natifs des quartiers d’Alger, tels que Baraki, Khraissia ou Douéra et Tixeraine, tandis que d’autres sont originaires de la wilaya de Blida, notamment d’Ouled Alleugue et de Boufarik, ajoute notre source. Parmi eux, certains ont quitté leur domicile voilà plus d’une dizaine d’années. Agés de 28 à 45 ans, ces cinquante individus considérés comme de dangereux terroristes du GSPC sont activement traqués par les services de sécurité, en particulier au niveau de la capitale, la région la plus ciblée par les terroristes qui veulent relancer à tout prix les attentats spectaculaires, selon une source sécuritaire. Les photos de ces terroristes recherchés sont placardées au niveau des postes de police et brigades de gendarmerie avec leurs données. Parmi eux, une douzaine de ces terroristes sont considérés comme les plus dangereux puisqu’ils présenteraient le profil des candidats kamikazes. En effet, les services de sécurité ont pu identifier ces terroristes grâce à un travail de renseignement. Parmi ces derniers, une dizaine de femmes sont identifiées, dont six sont des candidates kamikazes. Par ailleurs, un terroriste handicapé serait, lui également, candidat pour un attentat kamikaze dans la région du Centre. Il s’agit d’un jeune de 33 ans, natif du sud-est du pays et qui activait à l’Est. Selon les informations en notre possession, les services de sécurité ont pu, sur la base de renseignements recueillis auprès des terroristes repentis, identifier ce terroriste dénommé R. M. Laïd alias «El Hammam», né en 1988 à El-Oued, qui a rejoint les maquis du GSPC de la région de Collo en 2002 avant de rejoindre ceux du Centre, à Boumerdès, sur instruction de l’émir national du GSPC, en l’occurrence Abdel Malek Droukdel après avoir été blessé dans une opération militaire qui lui a valu l’amputation d’une jambe. Le GSPC l’aurait ainsi, suite à son handicap, recruté dans la phalange «Al Ansar» des kamikazes vu le net recul du recrutement, surtout les candidats aux attentats kamikazes et aussi pour ne pas attirer l’attention des services de sécurité, vu son handicap visible. Plusieurs terroristes blessés, handicapés et malades ont été ainsi recrutés dans la cellule des kamikazes, selon le témoignage de certains repentis. D’ailleurs, c’est la deuxième fois que le GSPC se sert de terroristes handicapés pour commettre des attentats kamikazes à travers le pays. Cette vieille méthode entreprise par les émirs terroristes ne date pas d’aujourd’hui, puisqu’ elle existait déjà à l’époque du GIA. Il est intéressant de rappeler, qu’en 2008, un certain terroriste mauritanien, surnommé, Abou Zineb le Mauritanien, avait été utilisé par l’émir Droukdel comme kamikaze dans un attentat ciblant les travailleurs d’une société canadienne à Bouira. L’auteur de l’attentat avait ciblé le bus de travailleurs. C’est un handicapé, amputé de son bras lui aussi, alors que l’autre kamikaze qui avait ciblé le siège des renseignements généraux de Tizi Ouzou souffrait de troubles psychiatriques et était dépressif. Le recrutement des handicapés au sein de la nébuleuse organisation terroriste d’Al Qaïda au Maghreb Islamique se fait de plus en plus. Cette branche d’Al Qaïda mère fait face à une véritable «pénurie» de combattants, c’est pour cette raison que ses chefs criminels s’intéressent aux personnes handicapées ou présentant un malaise de genres troubles psychiatriques.

Par Sofiane Abi