Alors que les premières transactions de l’année 2026 s’étaient ouvertes sous le signe d’une prudence manifeste, le marché des hydrocarbures semble avoir trouvé un nouveau souffle.
Cette tendance s’est cristallisée lors de la séance de ce vendredi, marquée par une progression coordonnée des deux principales références mondiales. Le baril de Brent de la mer du Nord, véritable baromètre de l’économie globale, s’échangeait ainsi à 62,43 dollars, affichant une hausse solide de 0,71 %.
Dans le même sillage, le West Texas Intermediate (WTI) américain confirmait cette trajectoire ascendante. Le brut léger a suivi une courbe quasi identique pour atteindre 58,15 dollars, soit une progression de 0,68 %.
Ce regain permet aux deux références mondiales de valider leur troisième gain hebdomadaire consécutif. Le véritable tournant s’est produit jeudi, où les cours ont bondi de plus de 3 %. Ce mouvement a été alimenté par une baisse surprise des stocks américains et une prime de risque ravivée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Pour les analystes, ce plancher des 60 dollars pour le Brent reste un seuil psychologique crucial que les investisseurs semblent déterminés à défendre malgré les prévisions de surplus d’offre pour l’année 2026.
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L’onde de choc du « réajustement » à la pompe
Si les cours mondiaux remontent, les automobilistes algériens font face, depuis le 1er janvier 2026, à une réalité nouvelle. Pour la première fois depuis 2021, les prix des carburants ont été révisés à la hausse à travers tout le territoire national, provoquant une vive surprise dans les stations-service.
L’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) a appliqué une augmentation ciblée visant à réduire le poids des subventions et à couvrir les coûts croissants de production et de distribution :
• Gasoil : Le litre est passé de 29,01 DA à 31,00 DA.
• Essence sans plomb : Désormais fixé à 47,00 DA (contre 45,62 DA).
• GPL-c (Sirghaz) : La hausse la plus notable, le prix passant de 9 DA à 12 DA le litre.
Pourquoi cette hausse maintenant ?
Bien que l’Algérie reste l’un des pays où le carburant est le moins cher au monde, le gouvernement justifie ce « réajustement technique » par la nécessité de préserver les équilibres financiers de la Loi de Finances 2026. L’objectif est double : limiter le gaspillage interne et freiner la contrebande aux frontières, particulièrement vers la Tunisie, où une nouvelle « taxe carburant » progressive a également été instaurée pour les véhicules quittant le territoire national.
Cette augmentation, bien que modérée par rapport aux prix internationaux, suscite des inquiétudes quant à son impact sur les coûts de transport et le prix final des produits de consommation, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une priorité absolue pour les ménages.
