Poulet, œufs, fruits & légumes… Face à l’envolée des prix, Himayatec exige des mesures « urgentes »

L’Organisation algérienne de protection du consommateur « Himayatec » a appelé à une transition d’une intervention conjoncturelle vers une régulation proactive et pérenne du marché.
Cet appel intervient dans un contexte marqué par les hausses successives des prix des fruits et légumes, de la viande blanche et des œufs, exerçant une pression accrue sur le pouvoir d’achat des citoyens.
L’organisation a souligné que la situation actuelle amène à s’interroger sur l’opportunité d’attendre la flambée des prix pour réagir, insistant sur la nécessité de mettre en place des mécanismes clairs et efficaces garantissant l’équilibre entre la disponibilité des produits, la stabilité des prix et la transparence des circuits de distribution.
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Tout en précisant que les solutions existent, l’organisation estime que l’urgence réside dans leur activation et leur développement à travers un cadre juridique clair, contribuant ainsi à la protection du consommateur et à la préservation de son pouvoir d’achat.
Par ailleurs, elle a rappelé que réguler le marché ne signifie pas l’entraver, mais plutôt l’organiser, en garantir l’équilibre et protéger l’ensemble des parties prenantes, en premier lieu le consommateur.
De la pomme de terre à la pomme : la cherté des fruits et légumes pèse sur le panier des Algériens
À l’approche de la fin du mois de septembre, la question des prix des fruits et légumes s’impose à nouveau au cœur des préoccupations citoyennes. Les tarifs varient d’un marché à l’autre et d’un produit à l’autre, poussant les consommateurs à comparer minutieusement les prix avant de remplir leur panier.
Une tournée sur le terrain dans l’un des marchés, révèle un paysage contrasté : certains produits affichent de légères hausses, tandis que d’autres atteignent des niveaux record.
Une situation qui laisse les citoyens dans l’expectative quant à l’évolution du marché dans les prochains jours, partagés entre l’espoir d’une stabilisation grâce à la continuité des approvisionnements et la crainte de nouvelles hausses dictées par la loi de l’offre et de la demande, ainsi que par les coûts de production et de transport.

En effet, les prix observés des prix s’échelonnent entre 120 et 350 dinars le kilogramme. La pomme de terre et la tomate s’affichent à 120 dinars le kilogramme, la carotte à 200 dinars, le navet à 250 dinars, tandis que la laitue atteint 300 dinars et les haricots verts 350 dinars.
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Le fenouil se négocie à 190 dinars, l’aubergine à 170 dinars, et les poivrons doux et piments à 150 dinars. Le poulet frôle quant à lui les 500 dinars le kilo.
Côté fruits, la nectarine et le raisin s’établissent à 450 dinars le kilogramme, la poire à 500 dinars, tandis que la pomme culmine à 600 dinars.
Face à ces disparités, les consommateurs continuent bon gré mal gré de s’approvisionner, tout en s’interrogeant sur la trajectoire future des prix : vont-ils se maintenir, baisser sous l’effet d’une amélioration de l’offre, ou flamber de plus belle ?






