Discipline, cohésion, autorité : le chantier qui attend Hemdani chez les Verts

Le nouveau sélectionneur n’a eu besoin que d’un match pour appliquer sa règle. Samedi, la Fédération algérienne de football a annoncé le départ du latéral de Manchester City dans un communiqué de quelques lignes.
Cette décision dépasse pourtant le seul cas du joueur. Elle éclaire en effet la méthode que Hemdani compte appliquer à un groupe fragilisé par l’échec au Mondial.
Deux échauffements, aucune minute à Tizi Ouzou
Vendredi soir, au stade Hocine Aït-Ahmed, les Verts ont dominé la Zambie 3-1. Sur le côté du terrain, Aït-Nouri s’est préparé à entrer à deux reprises. Chaque fois, il a finalement regagné le banc. Le défenseur n’a pas caché sa colère face à ce choix. Sa réaction, visible depuis les tribunes, a scellé son sort.
Hemdani comptait pourtant sur lui. Le 17 septembre, il l’avait retenu parmi les 26 joueurs convoqués du 21 septembre au 6 octobre. Ce rassemblement marque le début de son mandat.
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Discipline chez les Verts : la règle annoncée avant le coup d’envoi
Le nouveau driver des Verts avait posé ses conditions dès sa prise de fonction, à la place de Vladimir Petkovic. Au courant de la réputation de certains éléments, il avait tracé une limite nette : « à l’avenir, si un joueur se distingue par comportement douteux, on prendra les décisions qu’il faut. »
Après la rencontre, il a toutefois refusé d’exposer son joueur devant les journalistes. « Je n’ai pas envie de parler d’un cas personnel. Notre mission ici est de servir l’équipe nationale et de défendre ses intérêts. Rien d’autre », a-t-il répondu.
Dans la même intervention, il a réaffirmé sa position. « Si une situation anormale devait survenir, que ce soit en club ou en sélection, nous prendrions les mesures qui s’imposent », a ajouté le sélectionneur. Le staff a donc réglé l’affaire en interne, avant que la FAF ne la rende publique.
Des écarts de comportement au-delà du jeu
L’incident de vendredi s’inscrit dans un tableau plus large. Outre les failles techniques et tactiques du Mondial, la vie quotidienne du groupe présentait aussi des signes d’usure.
Certains joueurs ne se saluaient même plus. D’autres abusaient parfois des casques Bluetooth, et les attitudes individuelles se multipliaient. Peu à peu, ces écarts ont entamé la cohésion de l’équipe. C’est la raison pour laquelle le staff entend traiter ces questions avec la même rigueur que le volet sportif.
Le staff, seul maître des décisions
En ciblant un joueur de Manchester City, Hemdani montre que la notoriété n’ouvre droit à aucune exception. Les règles valent autant pour un cadre confirmé que pour le dernier arrivé.
Par ailleurs, le sélectionneur veut faire du CTN un lieu où chacun trouve sa place, dans le respect des autres. Cette exigence concerne en particulier les nouveaux convoqués, qu’il souhaite intégrer dans un climat apaisé.
Hemdani mène ce travail avec Anthar Yahia, membre du nouvel encadrement. Sa décision a néanmoins partagé l’opinion, entre partisans de la fermeté et défenseurs d’une gestion plus discrète.
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Mahrez, remplaçant face à l’Argentine sans protester
L’attitude d’Aït-Nouri contraste avec un précédent récent. Pour l’entrée en lice de l’Algérie en Coupe du monde, contre l’Argentine de Lionel Messi, Petkovic avait placé Riyad Mahrez parmi les remplaçants.
Le capitaine avait accepté ce choix en silence. Pendant la rencontre, il a même rejoint la zone technique pour pousser ses partenaires et leur transmettre des consignes. Ce tournoi constituait pourtant son dernier rendez-vous avec la sélection.
120 sélections, plus de 70 brassards, aucune contestation
Champion d’Afrique en 2019, Mahrez totalise 120 sélections, dont plus de 70 en tant que capitaine. Malgré ce parcours, il s’est rangé derrière la décision de son entraîneur.
Aït-Nouri connaît bien ce joueur, puisqu’il a évolué à ses côtés chez les Verts. Dès lors, le contraste entre leurs réactions alimente la réflexion sur l’après-Mahrez.
Discipline chez les Verts : le stage se poursuit jusqu’au 6 octobre
Hemdani a succédé à Petkovic après l’échec de l’Algérie au Mondial. Cette campagne a révélé des lacunes techniques et tactiques. Toutefois, le sélectionneur place aussi le comportement collectif parmi ses priorités, un chantier qui demandera du temps.
Le rassemblement continue ainsi sans Aït-Nouri jusqu’au 6 octobre. D’ici là, le staff travaille avec le reste de l’effectif.
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