Hausse du SMIG et de l’allocation chômage : voici les nouveaux montants décidés par l’État

Hausse du SMIG et de l’allocation chômage : voici les nouveaux montants décidés par l’État
SMIG Algérie

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé une importante réunion du Conseil des ministres consacrée à plusieurs dossiers stratégiques, notamment le pouvoir d’achat, l’énergie, l’industrie et l’économie du savoir. Cette séance a débouché sur une série de décisions majeures touchant aussi bien les travailleurs, les chômeurs que les secteurs productifs.

Un nouveau salaire minimum porté à 24 000 DA dès 2026

Parmi les mesures phares, le Conseil des ministres a validé la revalorisation du salaire minimum garanti, qui passera de 20 000 à 24 000 dinars dès janvier 2026. Il s’agit de l’augmentation la plus importante depuis plusieurs décennies.

La dernière remontée, décidée en 2020, n’avait été que de 2 000 dinars. Cette décision s’inscrit dans un contexte de lutte contre l’érosion du pouvoir d’achat et d’amélioration progressive des revenus des travailleurs les plus modestes.

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Parallèlement, l’allocation chômage sera portée de 15 000 à 18 000 dinars. Le Président a demandé de réviser la procédure de renouvellement du dossier, jugée trop contraignante. L’allocation devra être versée sur une période minimale d’un an, renouvelable.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de moderniser l’Agence nationale de l’emploi. Celle-ci devra assurer plus de transparence dans le suivi des demandeurs d’emploi, mettre à jour la base nationale des chômeurs et différencier clairement les personnes récemment insérées dans le marché du travail.

Par ailleurs, le ministre du Travail devra prochainement présenter des propositions pour relever les pensions de retraite, qui seront examinées par le gouvernement puis par le prochain Conseil des ministres.

Hydrocarbures : une stratégie renforcée et des objectifs d’exportation

Sur le volet énergétique, le Président a salué une avancée historique : l’Algérie exporte désormais de l’essence raffinée localement, une première depuis l’indépendance. Pour consolider cette dynamique, il a ordonné l’organisation de rencontres nationales sur l’énergie afin de mettre à jour les données et fixer les priorités en matière de production et d’exportation.

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Le Premier ministre a été chargé d’ouvrir des discussions avec la Mauritanie pour implanter des stations-service Naftal sur son territoire. En parallèle, une politique nationale de contrôle et d’organisation de la consommation de carburants devra être élaborée, incluant l’introduction de cartes prépayées pour les zones frontalières.

Le Président a également insisté sur la finalisation rapide de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, indispensable pour satisfaire la demande nationale et augmenter les capacités exportables.

Industrie, start-up et intégration africaine

Sur le plan industriel, Naftal se verra confier l’exclusivité de l’importation et de la production des dérivés pétroliers. L’État veut aussi accélérer le développement de l’industrie du pneu, le Conseil des ministres ayant autorisé l’importation de 500 000 unités en attendant la montée en puissance des capacités locales.

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Enfin, le Président a rappelé l’importance de la prochaine Conférence africaine des start-up, considérée comme un carrefour stratégique pour renforcer la coopération économique entre les pays du continent et promouvoir un modèle de croissance basé sur l’innovation et la jeunesse africaine.