Hasbellaoui: création d’un établissement national de SAMU

Hasbellaoui: création d’un établissement national de SAMU

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui a annoncé jeudi la création d’un établissement national de Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU).

Intervenant en marge du 16 Congrès de la Société Internationale Francophone d’Oto-rhino-laryngologie (ORL), M. Hasbellaoui a fait état de la création d’un établissement national de SAMU et ce dans le cadre du projet de la nouvelle loi sanitaire après avoir été adoptée par les deux chambres du parlement ayant pour mission la gestion du service des SAMU à travers le pays selon la spécificité de chaque région.

S’agissante de la création de 600 postes d’emploi au profit des médecins généralistes au niveau des services d’urgences des centreshospitalo-universitaires (CHU) et des établissements hospitaliers publics (EHP), le ministre a affirmé que ce projet « n’a aucun rapport avec le remplacement des médecins résidents mais il intervient dans le cadre du renforcement de ces services en vue d’améliorer leur rendement au sein d’un réseau de soin moderne ».

Après avoir salué le rôle du corps médical au sein du système médical et ses efforts déployés à la prise en charge du malade, le ministre a souligné le rôle du médecin généraliste au sein du système médicale le qualifiant de « pierre angulaire du secteur », mettant l’accent sur « la nécessité de reconsidérer ce corps et de le remettre à la place qu’il mérite en tant que spécialité ».

Concernant la grève des médecins résidents, le ministre a indiqué que « Chaque personne portant une blouse blanche n’a pas le droit d’abandonner un malade ».

Dans une allocution prononcée à l’occasion de ce congrès, M. Hasbellaoui a mis l’accent sur la nécessité d’actualiser les connaissance de manière permanente et continue et sans lesquelles « il ne sera possible d’améliorer les soins et d’assurer leur sécurité ».

A ce titre, le ministre de la Santé a fait état de la place et de l’importance de la formation continue au sein du projet de la nouvelle loi sanitaire, affirmant que l’actualisation des connaissances « est l’un des droits des professionnels de la santé garantie par l’Etat au profit des usagers du secteur public ».

Par ailleurs, cette loi permet « aux médecins et praticiens du secteur privée de s’absenter et de se faire remplacer par leurs collègues afin de bénéficier de cette formation ».