Dans le cadre de l’organisation de la saison du Hadj 1447 H (2026), le ministère de l’Intérieur de l’Arabie Saoudite a annoncé un arsenal de mesures répressives visant à garantir la sécurité et la fluidité du pèlerinage. Ces sanctions ciblent non seulement les individus tentant d’accomplir les rites sans autorisation officielle, mais aussi toute personne facilitant ces infractions.
Afin de lutter contre les flux non régulés qui mettent en péril la sécurité des fidèles, les autorités saoudiennes ont instauré une série de sanctions financières et administratives. Allant de lourdes amendes à des interdictions de territoire prolongées, ces mesures visent non seulement les pèlerins sans permis, mais aussi tous ceux qui faciliteraient leur séjour ou leur transport vers les Lieux Saints.
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Des sanctions pour les pèlerins non autorisés
Dans le cadre de sa politique de fermeté, le ministère de l’Intérieur saoudien a instauré une politique de tolérance zéro pour toute personne circulant dans les périmètres sacrés sans le permis officiel requis. Cette réglementation stricte entre en vigueur dès le 18 avril et restera appliquée avec la plus grande rigueur jusqu’au 31 mai, couvrant ainsi toute la période préparatoire et le cœur de la saison du pèlerinage.
Toute personne interceptée en train d’accomplir les rites, ou tentant de le faire sans autorisation, s’expose désormais à une amende de 20 000 riyals, soit environ 5 300 dollars.
Par ailleurs, les autorités rappellent avec insistance que les détenteurs de visas de visite, quelle que soit leur nature, ne sont en aucun cas autorisés à effectuer le Hadj. Toute tentative d’accès aux lieux saints ou tout séjour prolongé dans ces zones sous un statut de visiteur durant cette période sera considéré comme une infraction grave, entraînant les mêmes sanctions financières que pour les pèlerins clandestins.
Lutte contre le transport et l’hébergement illégal
Les autorités saoudiennes visent également les réseaux et les individus qui encouragent le pèlerinage irrégulier. Les sanctions sont ici beaucoup plus lourdes :
- Toute personne transportant des individus non autorisés vers La Mecque ou les Lieux Saints s’expose à une amende pouvant atteindre 100 000 riyals (environ 26 600 dollars).
- Fournir un logement (hôtels, appartements, résidences privées) ou apporter une aide quelconque (dissimulation, assistance logistique) à des détenteurs de visas de visite tentant de rester illégalement pour le Hajj est puni de la même amende.
Il est important de noter que ces amendes sont multipliées par le nombre de personnes transportées ou hébergées illégalement.
En plus des sanctions financières, les contrevenants étrangers s’exposent à des mesures administratives radicales : tout résident ou pèlerin en situation irrégulière fera l’objet d’une expulsion immédiate vers son pays d’origine, doublée d’une interdiction stricte de fouler à nouveau le sol saoudien pour une période de 10 ans.
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