À la veille de la date annoncée sur les réseaux sociaux, le voile se lève sur l’origine des appels à une supposée grève des commerçants en Algérie. Les autorités parlent d’une campagne numérique ciblée, pilotée depuis l’étranger, avec un objectif clairement assumé, déstabiliser le pays.
L’annonce a mis fin aux spéculations. Mercredi, l’Organe national pour la prévention et la lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication a officiellement identifié les auteurs des appels à la grève des commerçants prévue pour ce jeudi 8 janvier 2026 en Algérie. Selon les conclusions de ses investigations, cette mobilisation n’émane ni du terrain ni des organisations professionnelles, mais de comptes opérant depuis l’étranger, actifs sur les réseaux sociaux et connus pour leur hostilité envers l’Algérie.
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Dans un contexte marqué par la circulation rapide de rumeurs en ligne, cette mise au point vise à clarifier l’origine réelle de ces appels et à dissiper toute confusion autour d’un mouvement qui, selon les autorités, ne repose sur aucune base interne crédible.
Grève des commerçants en Algérie : une campagne numérique tracée hors du pays
Dans un communiqué relayé par l’APS, l’Organe national indique que ses services spécialisés ont mené des « investigations techniques » approfondies. Celles-ci ont permis de remonter jusqu’à des pages et des comptes diffusant des publications qualifiées de « subversives », opérant depuis plusieurs pays étrangers.
Les contenus incriminés proviennent notamment de personnes résidant :
- Au Maroc
- En France
- En Grande-Bretagne
- Au Canada
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Ces profils, selon le communiqué, sont « connus par leur hostilité envers l’Algérie et ses institutions » et ont utilisé les plateformes numériques pour inciter les commerçants algériens à « entamer une grève » à une date précise, le jeudi 8 janvier 2026.
Un objectif assumé : nuire à la stabilité du pays
Le ton du communiqué officiel se veut clair. L’Organe national affirme que ces appels n’ont qu’un « unique et seul objectif : nuire à la stabilité du pays ». Les autorités évoquent une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers des publications soigneusement diffusées sur les réseaux sociaux, misant sur l’effet viral et la confusion.
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« Suite à des investigations techniques menées par ses services compétents, l’Organe informe l’opinion publique de la diffusion sur la toile de publications à caractère subversif (…) incitant les commerçants algériens à entamer une grève (…) dans le but de nuire à la stabilité du pays », précise le texte officiel.
Les commerçants appelés à ignorer les rumeurs
Avant même cette mise au point sécuritaire, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) avait déjà pris position. L’organisation a démenti toute grève générale et appelé ses adhérents à maintenir leurs activités normales, rejetant des rumeurs « sans fondement » propagées en ligne.
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Cette convergence de démentis, à la fois institutionnels et professionnels, renforce l’idée d’une mobilisation artificielle, sans relais réel sur le terrain, mais amplifiée par des canaux numériques extérieurs.
