Les marchés énergétiques mondiaux débutent le mois de février sous le signe de la tension. Les géants pétroliers Saudi Aramco et Sonatrach ont annoncé une hausse de leurs prix de vente officiels (OSP) du gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour le mois de février, une décision dictée par la limitation de l’offre mondiale et la fermeté persistante de la demande.
Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, la compagnie saoudienne Aramco a relevé ses prix de référence du propane et du butane de 20 dollars par tonne chacun. Le propane est désormais fixé à 545 dollars la tonne, tandis que le butane atteint 540 dollars la tonne. Cette augmentation, comprise entre 1 et 5,3 %, reflète un contexte international marqué par des stocks restreints et des flux commerciaux sous pression.
Des usages stratégiques au cœur de la demande
Le propane et le butane jouent un rôle clé dans plusieurs secteurs. Ils sont largement utilisés comme carburants alternatifs pour les véhicules, comme sources d’énergie pour le chauffage domestique, mais aussi comme matières premières essentielles dans l’industrie pétrochimique. En période hivernale, la demande pour ces produits connaît traditionnellement une hausse, notamment en Asie et en Europe, accentuant les déséquilibres entre l’offre et la demande.
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Les prix de vente officiels d’Aramco constituent un référentiel majeur pour les contrats d’approvisionnement en GPL en provenance du Moyen-Orient vers la région Asie-Pacifique, l’un des principaux pôles de consommation mondiale.
Sonatrach ajuste également ses tarifs
De son côté, Sonatrach, acteur clé du marché méditerranéen du GPL, a également procédé à une révision à la hausse de ses prix pour le mois de février. Le groupe public algérien a augmenté le prix du propane de 25 dollars la tonne, le portant à 500 dollars, tandis que le butane enregistre une hausse plus modérée de 5 dollars, pour atteindre 490 dollars la tonne.
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Les prix de Sonatrach servent de référence pour les marchés de la Méditerranée, de la mer Noire et de la Turquie, des zones fortement dépendantes des importations de GPL, notamment pour les usages domestiques et industriels.
Un marché sous pression
Cette double hausse confirme la fermeté actuelle du marché mondial du GPL, alimentée par plusieurs facteurs : contraintes logistiques, maintenance de certaines installations de production, niveaux de stocks limités et demande saisonnière élevée. À cela s’ajoutent les incertitudes géopolitiques et énergétiques qui continuent d’influencer les flux commerciaux.
Pour les pays importateurs, ces ajustements tarifaires pourraient se traduire par une augmentation des coûts énergétiques, avec des répercussions potentielles sur les prix à la consommation et sur certaines filières industrielles.
Dans ce contexte, les évolutions des prix fixés par Aramco et Sonatrach restent scrutées de près par les opérateurs, tant elles donnent le ton des tendances du marché du GPL à l’échelle régionale et internationale.
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