Industrie auto : cette catégorie de pièces sera désormais fabriquée localement

Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a reçu ce samedi à Alger les représentants des entreprises algériennes agréées dans la construction automobile.
La rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de localiser la production des composants plastiques et d’enclencher une véritable dynamique d’intégration nationale, selon un communiqué du ministère.
Au cours de cette réunion, qui s’est tenue au siège du ministère en présence de cadres centraux du secteur, les participants ont discuté des mécanismes permettant d’édifier une industrie automobile nationale intégrée, conformément à la stratégie de l’État visant à augmenter le taux d’intégration, à promouvoir la sous-traitance et à élargir le réseau de fabrication locale des pièces détachées.
À cet effet, le ministre a donné des directives pour accélérer la coordination avec la société « General Plastic Injection » (GPI) de Tissemsilt, filiale du holding ACS.
Cette dernière aura pour mission de fabriquer les composants plastiques spécifiques à chaque usine, à condition que les constructeurs fournissent les moules nécessaires afin de couvrir l’ensemble de leurs besoins au niveau local.
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D’après la même source, cette démarche a suscité une adhésion favorable de la part des opérateurs économiques, qui se sont engagés à mettre à disposition les moules requis pour permettre à la société GPI de lancer dans les meilleurs délais la production de ces éléments destinés à leurs chaînes d’assemblage.
Enfin, le ministre a réaffirmé que ses services assureront un suivi rigoureux et apporteront l’accompagnement nécessaire à la concrétisation de ce processus, en parfaite adéquation avec la feuille de route gouvernementale axée sur la consolidation du produit national et l’établissement d’une industrie automobile pérenne.
Vers un cluster industriel de 300 milliards de dinars à l’horizon 2035
En parallèle, le secteur vise une restructuration globale. Une étude de la Chambre nationale des commissaires aux comptes propose la création d’un cluster dédié aux composants automobiles.
Ce projet prévoit 300 milliards de dinars d’investissement d’ici 2035. L’objectif est d’atteindre un taux d’intégration de 52 %. Il vise aussi la création de 28 000 emplois directs.
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Pour éviter la dispersion, l’étude recommande quatre pôles industriels. L’Est accueillerait l’électronique et la mécanique de précision. L’Ouest valoriserait ses acquis dans la plasturgie et l’assemblage.
Sur le plan financier, la priorité va aux composants métalliques avec 112 milliards de dinars. L’électricité et l’électronique recevront 61 milliards.
Le volet humain reste crucial. Le plan prévoit la formation de 6 500 techniciens. De plus, 120 entreprises bénéficieront d’un accompagnement vers la norme IATF 16949.
L’ambition dépasse le simple assemblage. L’Algérie veut bâtir un tissu d’équipementiers locaux compétitifs et orientés vers l’exportation.






