GESTION DU PATRIMOINE LOCAL À BOUMERDÈS : Laxisme et manque de vision

mardi 20 mars 2018 à 0:32
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Le cas le plus édifiant de cette mauvaise gestion est bel et bien les locaux dits du “Président”.

En cette période de crise économique, où les responsables locaux sont appelés à exploiter au maximum les infrastructures qui dépendent de leur compétence, plusieurs biens publics se trouvant dans toutes les communes de la wilaya de Boumerdès sont bien au contraire fermés ou abandonnés sans que le citoyen ou l’État en tire profit. Cette situation a été induite par de mauvais calculs de la part des responsables locaux, qui n’ont pas su choisir l’endroit où implanter les infrastructures ou en raison de la procédure compliquée de la location ou de cession au profit des particuliers susceptibles d’exploiter les biens en question. Le cas le plus édifiant de cette mauvaise gestion est bel et bien les locaux dits du “Président”, réalisés à coups de milliards sur le budget de l’État dans toutes les communes du pays. Aujourd’hui, une grande partie de ces locaux est abandonnée, car ils ont été réalisés dans des endroits peu attractifs, afin d’obéir rapidement à un programme initié par des hauts responsables, qui sont loin de la réalité du terrain. Nous avons constaté cette situation au niveau de plusieurs communes de la wilaya de Boumerdès. Au niveau de la ville de Zemmouri, une trentaine de ces locaux construits à côté du lotissement Troni sont abandonnés, car ils ont été réalisés dans un endroit isolé, du coup les commerçants et artisans à qui ont été attribués ces locaux ont dû les quitter pour louer ailleurs. Même constat à la ville des Issers, les locaux réalisés dans un endroit isolé de la ville sont abandonnés, sans la moindre rentabilité. Autre bien qui attend toujours d’être exploité dans la ville Issers est la ferme Ghanem. Ce vaste terrain qui s’étend  sur une superficie de 746 ha, connu pour son rendement agricole, se trouve aujourd’hui abandonné, laissant place à toutes sortes de mauvaises herbes. Au début des années 2000, un exploitant français avait entamé l’implantation de serres, dans le cadre d’une coopération, mais il a dû l’abandonner peu de temps après. Depuis, cette ferme est inexploitée. À Bordj Menaïel, la bibliothèque communale attend toujours sa mise en service.
En effet, cet édifice de trois étages, dont les travaux sont terminés depuis deux ans, n’est pas encore doté en équipement et livres pour ouvrir ses portes. Concernant le secteur de la pêche maritime, la halle à marée de Zemmouri ainsi que la pêcherie de Figuier sont deux investissements très coûteux, mais qui ne sont toujours pas exploités. Au port de Zemmouri El-Bahri, la halle à marée a coûté plus de 10 milliards de centimes aux caisses de l’État, mais n’est d’aucune utilité pour les pêcheurs, qui vendent leurs marchandises directement sur le port, d’où l’interrogation sur la pertinence de l’étude de réalisation d’une telle infrastructure. À Figuier, malgré l’existence de la pêcherie, les commerçants continuent d’exposer le poisson au bord de la route et en plein air. Du côté de Naciria, les infrastructures non exploitées sont nombreuses, à commencer par la crèche communale qui a coûté plus d’un milliard de centimes et dont les travaux sont terminés depuis plus de quatre ans. Ajouter à cela les deux marchés de proximité ainsi que la piscine olympique, dont l’état de la bâtisse a commencé à se dégrader avant même son inauguration.

N. OUHIB

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