Gaz algérien : pourquoi les Pays-Bas regardent-ils de plus près du côté de l’Algérie ?

Alors que les pays européens cherchent à consolider leurs approvisionnements énergétiques, l’Algérie continue d’attirer l’attention des opérateurs du continent. Dernier pays à manifester son intérêt, les Pays-Bas envisagent d’élargir leurs relations énergétiques avec Alger, notamment autour du gaz naturel liquéfié (GNL). Mais les ambitions néerlandaises ne s’arrêtent pas aux échanges commerciaux. L’exploration, les infrastructures et les technologies industrielles figurent également au programme.
Le sujet a été abordé lundi 2 novembre à Alger, lors d’une rencontre entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, en visite de travail en Algérie.
Gaz algérien : les Pays-Bas veulent développer leurs échanges commerciaux avec Alger
La commercialisation des hydrocarbures constitue l’un des principaux axes de ce rapprochement. Selon le ministère des Hydrocarbures, les deux responsables ont salué la dynamique des échanges entre les entreprises des deux pays, qui couvrent plusieurs produits énergétiques.
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Ces transactions concernent notamment :
- Le pétrole brut et les condensats ;
- Les produits pétroliers raffinés ;
- Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) ;
- Le gaz naturel liquéfié (GNL).
Les discussions ont également abordé les possibilités de développement dans le raffinage et la pétrochimie, ainsi que les échanges d’expertise et la formation.
L’intérêt des Pays-Bas présente aussi une dimension commerciale particulière. Le pays accueille en effet le marché gazier TTF, une référence européenne majeure pour la négociation et la formation des prix du gaz naturel. Un positionnement qui donne une portée supplémentaire aux échanges avec l’Algérie, fournisseur de gaz du marché européen grâce à ses infrastructures de transport par gazoducs et ses capacités de liquéfaction.
Exploration pétrolière et gazière : l’Algérie invite les entreprises néerlandaises à investir
Au-delà de la commercialisation, Alger souhaite attirer davantage d’investisseurs néerlandais dans l’amont pétrolier et gazier. À cette occasion, Mohamed Arkab a présenté les programmes de développement du secteur ainsi que les opportunités offertes aux opérateurs étrangers.
Le ministre a notamment invité les entreprises néerlandaises à participer à l’Algeria Bid Round 2026, le processus de mise en concurrence de nouveaux périmètres d’exploration.
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Les deux parties ont également examiné les possibilités d’investissements communs dans la recherche, l’exploration et le développement des infrastructures liées aux hydrocarbures.
Cette ouverture intervient alors que l’Algérie cherche à attirer de nouveaux partenaires pour accompagner le développement de ses ressources pétrolières et gazières. La participation d’opérateurs étrangers à ces projets représente ainsi un autre volet du rapprochement avec La Haye.
Sonatrach et les entreprises néerlandaises : les technologies propres au cœur du partenariat
La dimension industrielle et technologique a également occupé une place importante lors de cette rencontre. Les responsables ont étudié les moyens de développer les partenariats entre les entreprises néerlandaises, Sonatrach et ses filiales, en coordination avec l’Agence néerlandaise pour l’entrepreneuriat (RVO).
Le transfert de connaissances, le partage d’expertise et la mise au point de nouvelles solutions pour l’industrie des hydrocarbures figurent parmi les pistes examinées.
Un intérêt particulier a été accordé aux technologies à faibles émissions de carbone. Les deux pays ont notamment évoqué la réduction de l’empreinte carbone des installations pétrolières et gazières, la maîtrise des émissions ainsi que l’adoption de technologies propres dans les chaînes d’approvisionnement.
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Enfin, la fabrication locale d’équipements destinés à cette industrie figure parmi les domaines de coopération envisagés. Cette orientation vise notamment à soutenir le tissu industriel national et à développer l’intégration locale dans les activités liées aux hydrocarbures.
Le rapprochement entre Alger et La Haye couvre ainsi plusieurs segments du secteur énergétique, du commerce du GNL aux investissements dans l’exploration et les partenariats technologiques.








