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Fuites au bac : les islamistes cherchent la tête de Benghabrit et réclament sa démission

Fuites au bac : les islamistes cherchent la tête de Benghabrit et réclament sa démission
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Le travail de sape de la part de certains syndicats de mèche avec des enseignants et encadreurs d’obédience islamistes contre Mme Benghabrit se confirme. Ils veulent avoir sa tête en organisant méthodiquement des fuites des épreuves du baccalauréat. Après les épreuves d’anglais et de français, mercredi c’est l’épreuve d’histoire-géographie qui est balancée sur les réseaux sociaux mardi soir pour s’avérer être la vraie, au moment de l’ouverture de l’enveloppe qui est censée être confidentielle.

Comment ces fuites sont organisées ? La ministre de l’éducation a annoncé une enquête pour identifier et poursuivre les personnes coupable « Suite à des informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une éventuelle fuite de sujets du Baccalauréat, le ministère de l’Education nationale tient à rassurer les candidats et l’opinion publique quant au déroulement de l’examen dans des conditions normales », indique un communiqué du ministère, précisant qu’ »en cas de confirmation d’une quelconque atteinte à la crédibilité de cet examen, il (le ministère) engagera, de concert avec les autorités compétentes, les investigations nécessaires pour identifier et poursuivre les personnes impliquées ».

Le ministère se dit, par ailleurs, « engagé à garantir aux candidats leur droit à l’égalité des chances » en leur souhaitant « la réussite pour la suite des épreuves ». Le communiqué ajoute que « l’opinion publique sera informée le jeudi 02 juin, juste après la fin des épreuves, d’une première évaluation du baccalauréat 2016 par la tutelle et les partenaires sociaux.

Preuve que les islamistes sont derrière ces fuites, un communiqué signé mercredi par deux députés de cette mouvance qui ont tenté de surdimensionner les fuites en soulignant que « un tel phénomène n’est jamais observé en Algérie depuis l’indépendance ». Ces députés Fateh Rebai et Youcef Khebbaba ont appelé le président Bouteflika à « limoger » la ministre qu’ils accusent de « s’intéresser plus aux programmes de deuxième génération pour arracher l’école algérienne de son environnement identitaire ». Voilà qui est dit et qui prouve que les islamistes, qui sont présents à tous les niveaux de l’Education nationale, ne veulent pas des nouveaux programmes modernes, voulant laisser perdurer l’enseignement rétrograde en vigueur dans les écoles algériennes.

Les programmes de deuxième génération mettront probablement fin aux dérives actuelles qui ont fait de l’école algérienne une fabrique de l’intolérance religieuse et du rejet de l’autre… Des millions d’écoliers imprégnés d’un enseignement rétrograde, prodigué par des apprentis-sorciers, feront plus tard le lit de l’intégrisme et de tous ses avatars.

AS

Ahmed Saifi

Journaliste senior – Politique, actualité nationale et société

Ahmed Saifi est journaliste senior au sein de la rédaction d'Algerie360. Fort de plus de vingt années d'expérience dans le journalisme, il suit et analyse les grands enjeux politiques, institutionnels et sociaux qui façonnent l'actualité algérienne.

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