La manifestation qui s’est déroulée dans un silence religieux s’est ébranlée vers 10H00, du domicile de la victime vers le siège de l’APC, en passant devant la caserne des parachutistes puis le marché de la ville. Une seule banderole a été déployée par les manifestants où est écrit » Délocalisation des casernes de la ville de Fréha » alors que l’emblème national a été brandi par les proches de la victime à l’ouverture de la marche.
Les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire de Zahia devant l’hôtel de ville. Tahar Ahmed Kaci, frère du mari de la victime, a pris la parole devant le siège de la mairie pour saluer la mobilisation des citoyens aux cotés de la famille pendant ces moments difficiles.
Un des animateurs de la cellule de crise n’a pas manqué de rappeler que combat sera poursuivi jusqu’à l’aboutissement de leur revendication exprimée par la banderole déployée à l’occasion de cette marche. Deux prises de parole qui ont été très courtes avant que les manifestants ne se dispersent dans le calme.
Pendant le déroulement de cette marche, une grève a été observée par les commerçants en guise de solidarité. Ces derniers ont rouvert leurs boutique à la fin de la marche. Notons que les organisateurs de cet évènement ont lancé des appels au calme et à la sagesse à l’arrivée de la marche devant la mairie de Fréha.
Zahia Kaci, une femme de 55 ans, qui revenait, dimanche dernier, vers 23H00 d’une veillée funèbre, avec deux autres femmes, en empruntant un chemin proche de la caserne, a été mortellement blessée par un soldat en faction qui avait tiré sur elles, pour les avoir confondu dans l’obscurité avec des terroristes.
