9200 milliards de préjudice : 25 arrestations et 23 milliards de centimes récupérés

Vingt-cinq personnes ont été placées entre les mains de la justice après le démantèlement d’une organisation criminelle spécialisée dans le faux, la fraude fiscale et le blanchiment d’argent. L’opération, conduite par le Service central de lutte contre le crime organisé de la Sûreté nationale, a permis de remettre la main sur 23 milliards de centimes issus des activités illicites du groupe. Un réseau criminel qui a causé un préjudice de 9200 milliards au Le Trésor public.
Un réseau de blanchiment d’argent bâti sur 400 sociétés fantômes
Les investigations financières menées par les enquêteurs ont mis au jour une mécanique de dissimulation particulièrement rodée. Pour brouiller les pistes, les membres du groupe s’appuyaient sur un portefeuille de plus de 400 registres de commerce fictifs. Ces coquilles vides servaient à générer des opérations commerciales qui n’ont jamais existé.
Le procédé poursuivait un objectif unique : faire circuler des sommes considérables en dehors de tout cadre légal. Chaque transaction factice donnait une apparence de légitimité à des capitaux d’origine douteuse. Au fil des mois, ce carrousel a creusé un trou abyssal dans les caisses de l’État.
Menée sous la supervision du parquet compétent, l’intervention a abouti à l’arrestation de 25 individus. Tous sont soupçonnés d’avoir pris part, à des degrés divers, aux activités de cette structure. Les ramifications du groupe dépassaient largement le cadre d’une seule région.
Plusieurs wilayas du pays figuraient en effet sur la carte d’activité du réseau. Cette dispersion géographique compliquait le travail des enquêteurs, contraints de recouper des flux financiers éclatés entre de nombreuses entités commerciales. La traçabilité bancaire a finalement joué contre les suspects.

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Camions, cachets et documents administratifs saisis
Les perquisitions ont livré un matériel révélateur de l’ampleur de l’entreprise criminelle. Des poids lourds et des véhicules de tourisme de différentes catégories ont été immobilisés par les services de police. S’y ajoutent des cachets humides et toute une série de documents administratifs directement liés aux agissements du groupe.
Ces pièces constituent des éléments de preuve déterminants. Les faux tampons permettaient d’authentifier des factures et des écritures comptables sans aucune réalité économique. Le faux et usage de faux figure d’ailleurs parmi les qualifications retenues contre les mis en cause.
Le pôle pénal économique et financier saisi du dossier
Enfin, au terme des procédures d’enquête, l’ensemble des suspects a été présenté devant le parquet du pôle pénal économique et financier d’Alger. Ce dernier déterminera les suites judiciaires réservées à chacun.
La récupération de 23 milliards de centimes représente une fraction des sommes brassées par la structure. Le chiffre du préjudice, lui, donne la mesure du manque à gagner fiscal : plus de 9200 milliards de centimes échappés aux caisses publiques.
Les services de sécurité continuent de resserrer l’étau autour de ces filières. Qu’il s’agisse de trafics de stupéfiants ou de montages financiers, les récents coups de filet, dont celui ayant conduit à des saisies évaluées à 250 milliards de centimes dans la capitale, illustrent une intensification nette de la pression policière.
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