Idir Boumertit, député LFI d’origine algérienne, devient le nouveau maire de Vénissieux avec une avance infime de 25 voix sur la sortante Michèle Picard (PCF). Un basculement majeur pour cette ville de 66 000 habitants après plus de 15 ans de gestion communiste.
Un séisme politique a secoué la banlieue de Lyon ce dimanche. La mairie de Vénissieux, dernier fief communiste de l’agglomération, passe aux mains de LFI. La victoire s’est jouée sur le fil, avec une avance de 25 suffrages confirmée par les autorités préfectorales.
Seulement 25 voix séparent le vainqueur, Idir Boumertit (4 020 voix), de la maire communiste sortante Michèle Picard (3 995 voix). Interrogé par BFM Lyon, le nouveau maire de cette commune populaire a affirmé que ce résultat traduit un désir de renouveau politique, mettant fin à 17 ans de mandat PCF.
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Idir Boumertit devient le nouveau maire de Vénissieux
De son côté, Michèle Picard a déploré une « crise grave et profonde » de la démocratie française. La maire sortante a souligné que même les municipales, scrutin traditionnellement prisé, n’échappent plus à une désaffection massive. À Vénissieux, l’abstention a atteint un niveau record avec un taux de participation de seulement 37 %, en net recul par rapport aux chiffres de 2014.
L’issue du vote restait très incertaine : dès le premier tour, Michèle Picard ne disposait que d’une courte avance de 269 voix sur son principal concurrent. Avec 28,32 % des suffrages, la maire sortante était talonnée par le député insoumis et ancien adjoint Idir Boumertit, qui affichait déjà 25,95 %.
Qui est Idir Boumertit ?
Né à Lyon de parents d’origine algérienne, Idir Boumertit est un homme politique français, membre de La France insoumise (LFI), qui s’est imposé comme une figure centrale de la gauche dans la métropole de Lyon, particulièrement à Vénissieux.
Avant de devenir maire, il a été élu député de la 14e circonscription du Rhône (qui inclut Vénissieux, Saint-Fons et une partie de Feyzin et Corbas) :
- Il a été élu une première fois en 2022 sous l’étiquette NUPES.
- Sa candidature en 2022 avait fait grand bruit car il avait remplacé au dernier moment le journaliste Taha Bouhafs, qui s’était retiré de la course.
Avant de prendre la tête de la mairie, il a longtemps été adjoint à la ville de Vénissieux, chargé notamment du Grand Projet de Ville (GPV) et de l’insertion. Longtemps allié aux communistes au sein de la majorité municipale, il a fini par porter les couleurs de LFI, provoquant le duel « fratricide » qui a mené à son élection comme maire.
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