Fermeture de comptes bancaires : cri de colère des mosquées en France

Fermeture de comptes bancaires : cri de colère des mosquées en France

En France, l’islam a toujours fait couler beaucoup d’encre en étant au cœur des débats politiques. Entre “pour” et “contre” les avis divergent, et ce, tout en laissant les mosquées, lieux de cultes sacrés pour les musulmans en dehors du débats, jusqu’à ce que certaines décisions viennent changer la donne.

En effet, cette année a été particulièrement difficile pour les mosquées qui ont fermées leurs portes aux fidèles à cause de la crise sanitaire du Covid-19, mais en France, l’origine et le motif de fermeture n’a rien à avoir avec les mesures préventives.  Récemment, le gouvernement français qui surveille soigneusement l’activité des mosquées, a annoncé la fermeture de la mosquée d’Allonnes au Sud-Est de la France pour une durée de six mois pour « pratique radicale de l’islam ».

Cette décision qui a touché plusieurs mosquées et associations islamiques a été annoncée et félicitée par le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin qui, a ordonné les préfets de faire monter d’un cran les contrôles et à être intransigeants avec les associations en procédant à la fermeture d’écoles et lieux de culte en cas de soupçon d’opposition à la République.

Les comptes bancaires des mosquées, cible injustifiable ?

Les comptes bancaires de plusieurs mosquées ont été fermés ces derniers mois en France, et ce, sans préavis et sans explication. Raison pour laquelle le Conseil des mosquées du Rhône (CMR) dénonce une injustice flagrante.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé la fermeture de comptes bancaires d’associations musulmanes gestionnaires de mosquées. Ces fermetures qui, selon la même instance, sont des décisions prises de façon autoritaire, et surtout injustifiées. Les versements en espèces seraient à l’origine de ces décisions, les différentes collectes organisées permettent aux mosquées d’assumer les dépenses de leurs fonctionnement.

Ces instances déplorent vivement cette situation qui ne fait que souligner que les mosquées et par extension, les musulmans, sont toujours dans la ligne de mire du gouvernement français.