France: propos haineux et racistes, la rançon de la gloire d’Amel Bent

France: propos haineux et racistes, la rançon de la gloire d’Amel Bent

L’art dans toutes ses formes est particulièrement fascinant car il rassemble, il réunit et il tolère. Il fait fi des frontières, il fait abstraction des différences et il fait la sourde oreille aux croyances et aux origines. C’est l’essence même de l’art, qui est de nos jours bafoué. Lorsque l’on voit des artistes critiqués non pas de façon constructive pour leurs performances et leurs œuvres, mais plutôt pour leurs origines ou leurs convictions, c’est justement ce qu’a pu subir Amel Bent.

La chanteuse Amel Bent Bachir, plus connu sous le nom d’Amel Bent, a longtemps bercé nos journées avec sa voix angéliquement mélodieuse. Son parcours est impressionnant, l’évolution d’une “banlieusarde” comme elle le décrit. L’interprète de « Ma Philosophie » a révélé à Manu Katché dans son émission “la Face Katché”, la difficulté de porter ses origines même dans son domaine.

La révélation de l’émission “Nouvelle Star” a un père algérien et une mère algéro-marocaine. Ses origines l’ont exposé à une haine discriminatoire sur les réseaux accompagnant son succès. «Tout le monde n’est pas prêt à avoir une Rebeu sur le fauteuil» voilà la phrase qui démontre une certaine amertume dans le monde artistique, ayant des origines maghrébines. La talentueuse Amel fait ici allusion à sa place en tant que coach dans l’émission télévisée française « The Voice Kids » et sa version adulte également.

Le revers de la médaille

L’artiste explique que son rôle de coach dans “The Voice Kids” est une belle rose dont les épines sont les commentaires et les propos racistes dont elle a fait objet. En effet, des phrases comme “va faire The Voice à Alger” ont surfé sur ses réseaux, n’acceptant visiblement pas sa présence sur le fameux fauteuil rouge.

Ne voulant pas accabler à tout va, la parisienne explique que cette haine rétrograde est loin d’être une généralité, mais elle est bel et bien présente. Amel, très fière de son background, s’était déjà confié à ce sujet “j’ai grandi aux 4 000 – Cité de La Courneuve – au contraire c’est ce qui m’a peut-être vaccinée contre toute forme de xénophobie et de racisme”.

L’artiste ne laisse pas ces critiques l’atteindre, bien au contraire, elles porte haut ses origines et sa religion, n’en déplaise à certains.