France : mobilisation à Toulouse pour une étudiante algérienne sous OQTF

France : mobilisation à Toulouse pour une étudiante algérienne sous OQTF

À Toulouse, la situation d’Imen, une étudiante algérienne visée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), suscite une mobilisation locale. Mardi 6 janvier 2026, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal administratif pour lui apporter leur soutien, à l’occasion de l’audience consacrée à son recours contre la décision préfectorale. L’issue de la procédure judiciaire est désormais attendue dans les prochaines semaines.

Mobilisation citoyenne et soutien local

Le rassemblement a été organisé à l’appel du Réseau éducation sans frontières de Haute-Garonne (RESF 31). Parmi les personnes présentes figuraient d’anciens enseignants d’Imen, des représentants associatifs ainsi que plusieurs élus locaux. Leur objectif était d’appuyer la démarche juridique engagée par l’étudiante et rappeler son parcours scolaire et universitaire en France.

Cette mobilisation s’est tenue dans le calme, en marge de l’audience prévue à 11 heures. Pour les soutiens d’Imen, cette affaire dépasse le cadre individuel et pose la question de la continuité des parcours éducatifs des jeunes étrangers scolarisés en France.

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Parcours scolaire et enjeux administratifs

Imen est arrivée en France en 2021 en provenance d’Algérie, accompagnée de sa famille. Installée à Toulouse, elle a rapidement intégré le système éducatif français. En 2025, elle obtient son baccalauréat avec mention au lycée Berthelot, un établissement reconnu de la ville. Souhaitant poursuivre ses études supérieures en France, la jeune femme avait trouvé une alternance afin de préparer un diplôme d’opticien lunetier. Dans ce cadre, elle dépose une demande d’admission exceptionnelle au séjour (AES – étudiante).

La demande d’AES déposée par Imen est toutefois refusée par les services préfectoraux. À la suite de ce rejet, elle reçoit une obligation de quitter le territoire français. Cette décision met un coup d’arrêt à son projet d’alternance et la place dans une situation administrative précaire. Malgré cette mesure, Imen poursuit actuellement ses études. Elle est inscrite à l’université Paul Sabatier de Toulouse, où elle suit un cursus en PASS (Parcours Accès Spécifique Santé), dans l’attente de la décision du tribunal administratif.

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Soutiens institutionnels et verdict attendu

Lors de l’audience du 6 janvier, le tribunal a examiné le recours déposé par l’étudiante. Selon Annie Latapie, membre du RESF 31, la décision a été mise en délibéré pour une durée estimée entre quinze jours et trois semaines. Une période cruciale pour l’avenir universitaire d’Imen.

La famille bénéficie également d’un parrainage républicain organisé à la mairie de Ramonville-Saint-Agne. Agathe Roby, conseillère municipale d’opposition, accompagne la famille dans ses démarches administratives depuis 2024. Elle souligne un dossier reposant sur la scolarité, l’inscription universitaire et l’engagement bénévole de l’étudiante.

Ancien professeur d’histoire-géographie d’Imen, Olivier Sillam, présent lors de l’audience, évoque une famille arrivée légalement en France, intégrée professionnellement et investie dans la vie associative. La décision du tribunal administratif de Toulouse est désormais attendue pour déterminer si Imen pourra poursuivre ses études en France ou devra quitter le territoire.

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