France : le meurtrier de Sihem, lycéenne de 18 ans d’origine algérienne, condamné à la perpétuité

France : le meurtrier de Sihem, lycéenne de 18 ans d’origine algérienne, condamné à la perpétuité
Condamné à perpétuité, le meurtrier de Sihem, lycéenne de 18 ans d’origine algérienne, n’a jamais expliqué le mobile de son crime.

Perpétuité pour le meurtrier de Sihem B. : le verdict est tombé, mais le mystère demeure. Si le procès a scellé le sort de l’accusé, condamné pour l’assassinat de la lycéenne d’origine algérienne et âgée de 18 ans en 2023, il n’a pas permis d’éclaircir les zones d’ombre entourant le drame.

Le corps de la jeune fille avait été découvert dans la nuit du 2 février 2023, en lisière d’un chemin isolé dans le Gard, mettant fin à une semaine de recherches angoissantes.

Mercredi 25 mars, la cour d’assises du Gard a prononcé la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre de Mahfoud H. Reconnu coupable du meurtre de Sihem, une lycéenne de 18 ans tuée en janvier 2023 près d’Alès, l’accusé a choisi de ne pas interjeter appel. Selon son avocat, Jean-Marc Darrigade, cette décision marque une acceptation du verdict et une volonté de ne pas prolonger la souffrance de la famille de la victime.

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Le meurtrier de Sihem, une lycéenne de 18 ans en 2023, condamné à la prison à perpétuité

Au terme de trois jours de débats et de deux heures de délibération, le verdict est tombé : Mahfoud Hansali, 42 ans, a été condamné à la perpétuité. Malgré un passé pénal chargé, la cour n’a pas suivi l’avocat général sur la période de sûreté de 22 ans, bien que la culpabilité de l’accusé ait été fermement établie. Le procès s’achève néanmoins sans avoir pu apporter de réponse définitive sur le mobile exact du meurtre.

Une semaine après sa disparition, le corps sans vie de Sihem, 18 ans, a été localisé vers 1 heure du matin le 2 février 2023. Le cadavre de la jeune fille se trouvait sur un chemin isolé aux Salles-du-Gardon, une commune limitrophe de La Grand-Combe (Gard) où elle était domiciliée.

Les soupçons se sont vite portés sur cet homme de 42 ans au passé judiciaire chargé, qui n’est autre que l’ex-compagnon de la cousine de la victime. Avant même l’intervention officielle, la famille de Sihem avait mené ses propres investigations : interrogatoires improvisés de l’accusé, fouille de son domicile et perquisitions dans les hôtels de Nîmes pour tenter de localiser la lycéenne.

Perpétuité pour le meurtrier, le secret du mobile reste entier

Lors de sa garde à vue, Mahfoud Hansali avait fini par confesser le meurtre, invoquant une dispute liée à une relation amoureuse secrète que la lycéenne menaçait de révéler. S’il a permis de localiser le corps dénudé de la victime, ses explications sur le mode opératoire ont été contredites par l’autopsie. L’avocat général, Stéphane Bertrand, a ainsi martelé que Sihem n’avait pas été accidentellement étouffée, mais bel et bien étranglée, comme le confirment sans équivoque les rapports d’expertise.

Le procès s’est achevé sur une incertitude persistante quant au mobile du crime, l’avocat général, Stéphane Bertrand, opposant deux thèses : celle d’une escroquerie ayant dégénéré ou celle d’un drame passionnel lié à une relation que l’accusé ne maîtrisait plus. Le magistrat a néanmoins avancé l’hypothèse d’une agression sexuelle qui aurait mal tourné pour expliquer l’état du corp de la victime, une théorie qualifiée de « n’importe quoi » par la défense de Mahfoud Hansali.

Avant le délibéré, l’accusé s’est contenté de présenter de « sincères excuses », sans apporter de nouveaux éclaircissements sur son passage à l’acte.

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