France : faute de titre de séjour, un Algérien licencié après 29 ans de carrière chez Renault

France : faute de titre de séjour, un Algérien licencié après 29 ans de carrière chez Renault

La question de renouvellement de titre de séjour en France a toujours fait l’objet de nombreuses réclamations de la part des ressortissants étrangers établis dans le pays. C’est le cas également de plusieurs Algériens qui rencontrent des difficultés au moment de prolonger la durée de ce document qui leur permet de rester sur le sol français.

C’est le cas de Mhamed, un père de famille algérien, qui, en raison du non-renouvèlement de sa carte de séjour, perd son travail chez Renault, après 29 ans de carrières. En effet, intervenant dans l’émission Libre antenne d’Olivier Delacroix, Mhamed raconte le problème qui lui a couté son boulot et demande conseils.

Employé chez Renault depuis 29 ans, un Algérien perd son travail pour non-renouvellement de sa carte de séjour

Dans son entretien téléphonique, Mhamed, âgé de 53 ans, raconte qu’il est père de trois filles et habitent en région lyonnaise. Aujourd’hui, Mhamed perd son travail en raison du non-renouvèlement de sa carte de séjour, une situation qu’il dénonce via l’émission d’Olivier Delacroix.

Depuis près de six ans, le quinquagénaire n’arrive pas à renouveler sa carte de séjour. La préfecture de Rhône se contente seulement de lui octroyer un récépissé après récépissé et de lui demander de patienter. Un document, qui, visiblement, reste insuffisant pour son employeur, Renault. Et ce, pour le motif que le géant de l’automobile ne peut pas garder un employé qui n’a pas de titre de séjour.

Pour le ressortissant algérien qui a rejoint la France, il y a 50 ans, cette situation est incompréhensible. Notamment, du côté de la préfecture qui refuse de lui fournir sa carte de séjour, mais aussi du côté de son employeur qui a mis fin à son CDI, pour un tel motif.

Pour tenter de régulariser sa situation, ce père de famille a expliqué qu’il a engagé un avocat. Grâce auquel, il a encore une fois reçu un récépissé dont la validité est fixée pour le mois de juin 2023. Mhamed raconte également avoir vendu sa maison à cause de sa situation.  Le ressortissant algérien soulève aussi un autre problème relatif au syndicat des travailleurs chez son employeur, qui était au courant depuis cinq ans sans faire le moindre effort pour tenter d’aider Mhammed.


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