Vers un dégel entre Paris et Alger : le retour de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, semble imminent après plus d’un an d’absence. Son départ, survenu dans un climat de fortes tensions bilatérales, marquait une rupture qui semble aujourd’hui en passe d’être surmontée.
Le récent déplacement en Algérie du ministre de l’Intérieur français semble avoir favorisé un dégel des relations entre les deux pays.
Selon les révélations de Jeune Afrique, le président Abdelmadjid Tebboune aurait signifié à Laurent Nuñez que Stéphane Romatet, l’ambassadeur de France, était de nouveau le bienvenu à son poste, mettant ainsi fin à une période de vacance diplomatique.
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Stéphane Romatet bientôt de retour à Alger ?
Le président algérien aurait donné son feu vert au retour de l’ambassadeur français. D’après les informations de Jeune Afrique, Abdelmadjid Tebboune aurait officiellement signifié qu’il acceptait de nouveau la présence de Stéphane Romatet à Alger.
Rappelé par Emmanuel Macron en avril 2025 sur fond de crise bilatérale, le diplomate avait dû quitter son poste dans un climat délétère. Le point de rupture avait été atteint après la diffusion d’un numéro de Complément d’enquête sur France 2 dédié aux relations franco-algériennes, perçu comme un affront par Alger. D’ailleurs, selon la chaîne officielle AL24 News, l’ambassadeur avait alors été déclaré « indésirable » par les autorités algériennes.
La réaction d’Alger ne s’était pas fait attendre : par voie de communiqué, les autorités avaient fustigé un « tissu de contre-vérités », qualifiant l’émission de « véritable agression » contre l’État et ses institutions. Au cœur de la polémique, les interventions de l’ambassadeur de France dans Complément d’enquête, où il revenait sur le tournant diplomatique d’Emmanuel Macron en juillet 2024 : le soutien de Paris au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental.
Des signes d’apaisement entre Paris et Alger
Le déplacement de Laurent Nuñez à Alger en février apparaît comme le prémisse d’une normalisation bilatérale. Les échanges entre le ministre de l’Intérieur et ses homologues algériens ont permis de passer en revue plusieurs sujets de discorde, au premier rang desquels figurait le sort de l’ambassadeur de France.
Le feu vert algérien au retour du diplomate français agit comme un véritable baromètre de la détente bilatérale. Cette étape, une fois confirmée, validerait les efforts de rapprochement entrepris par les deux capitales pour stabiliser leurs relations après une période de fortes turbulences.
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