Malgré la dynamique de rapprochement amorcée par la visite de Laurent Nunez à Alger, la droite nationaliste française persiste dans la provocation. Jordan Bardella, candidat du RN pour 2027, choisit ainsi de privilégier la confrontation diplomatique et reprend à son compte la logique du « rapport de force ».
Vendredi 27 février, Jordan Bardella était sur le plateau de LCI. Le président du parti politique Rassemblement national a été auditionné par Margot Haddad, Christophe Barbier et Thierry Breton.
Bien que sa ligne politique soit connue, le dauphin de Marine Le Pen exprime désormais une volonté de dialogue inédite. Un tournant stratégique notable pour celui que les instituts de sondage placent déjà parmi les favoris pour l’élection présidentielle de 2027 en France.
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Jordan Bardella se dit prêt à discuter et assumer un rapport de force avec l’Algérie
Questionné sur le plateau de LCI, Jordan Bardella a d’abord décliné tout commentaire sur le déplacement de Laurent Nunez en Algérie, bien que le journaliste l’ait décrit comme « plutôt fructueux ». Le leader du RN a ainsi tranché : « Je ne suis pas là pour commenter les visites des uns et des autres ».
Faisant abstraction des récents échanges entre les deux capitales, le président du RN maintient une ligne dure. Il affirme que « l’Algérie est dans une attitude de provocation et de défiance avec la France, qu’elle réitère et qu’elle a réitéré encore ces derniers mois », s’appuyant sur les cas de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes pour illustrer son propos.
En se projetant vers l’élection de 2027, Jordan Bardella affirme qu’il n’hésitera pas à engager le dialogue avec Alger. Tout en prônant un « rapport de force », il se dit prêt à une démarche directe : « Je ne crois pas qu’à terme, l’Algérie ait vocation à entretenir ce climat d’hostilité avec la France. Si demain je suis en capacité de le faire, j’irai les voir personnellement ».
🔴🗣️ « Je ne crois pas qu’à terme, l’Algérie ait vocation à entretenir ce climat d’hostilité avec la France. Si demain je suis en capacité de le faire, j’irai les voir personnellement » : @J_Bardella sur LCI ⬇️ pic.twitter.com/18xbWKQ12Q
— LCI (@LCI) February 27, 2026
« Le monde qui vient est aussi monde de rapport de force »
« Il faut bien comprendre que le monde qui vient est aussi un monde de rapport de force, on le voit avec Trump, on le voit avec Poutine. Les faibles et tous ceux qui s’habillent en enfants de chœur dans un monde où tous les dirigeants politiques sont habillés en treillis, se feront marcher dessus », estime Jordan Bardella.
Le leader du RN a repris à son compte la ligne de Bruno Retailleau et de la frange la plus radicale de la droite française. En employant un ton tout aussi offensif, il a de nouveau fustigé ce qu’il appelle la « rente mémorielle » de l’Algérie, tout en affirmant que les banlieues françaises seraient, selon ses mots, « prises en otage ».
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