La douane française a annoncé avoir mené une offensive contre le pillage du patrimoine mondial. Au total, 2 000 pièces archéologiques préhistoriques provenant d’Algérie ont été saisies dans une salle des ventes à Béziers.
Ce trafic juteux d’objets archéologiques est florissant en Algérie. Il continue de provoquer une véritable hémorragie du patrimoine culturel. Un patrimoine qui révèle, dans toute sa diversité, beaucoup de vérités sur l’histoire et la mémoire authentique de l’Algérie.
D’ailleurs, à plusieurs reprises, des réseaux clandestins et des tentatives de trafic de biens archéologiques ont été démantelés avant même qu’ils ne puissent quitter le territoire algérien.
Près de 2 000 objets préhistoriques d’Algérie saisis dans une salle des ventes à Béziers
Tout a commencé lorsque les douaniers de Sète ont reçu un renseignement indiquant la présence de ces objets à Béziers. Ils procèdent alors, en collaboration avec les services de renseignement douanier et la DRAC Occitanie, au contrôle de la société de ventes aux enchères.
Lors des perquisitions, près de 2 000 objets archéologiques préhistoriques, notamment des outils en pierre, des fossiles, des fragments de céramiques et des monnaies antiques, répartis en 118 lots provenant pour la plupart du territoire algérien, étaient sur le point d’être mis en vente.
Selon le bilan de la douane française, leur valeur est estimée entre 5 000 et 8 000 euros. Cependant, aucun document ne justifiait leur acquisition ni leur importation régulière.
Les marchandises ont été saisies et confiées au Centre de Documentation Archéologique du Gard à Nîmes, pour leur étude scientifique et leur valorisation patrimoniale.
Hémorragie du patrimoine culturel algérien
Depuis le début de l’année 2026, la police algérienne a saisi d’importantes quantités d’outils et d’objets archéologiques destinés à la contrebande ou à la vente illégale, notamment dans le cadre des efforts de la protection du patrimoine culturel algérien.
En effet, l’opération la plus marquante s’est déroulée à Ain Defla, avec la récupération d’un trésor archéologique de plus de 10 000 pièces romaines en bronze. Une autre intervention a permis de saisir 335 pièces de monnaie, des statuettes et une arme à feu artisanale.
A Tébessa, un réseau criminel a été démantelé avec la saisie de 4 365 pièces de monnaie romaine prêtes à être expédiées clandestinement. Par ailleurs, une tentative de trafic portant 1 352 pièces de monnaie en possession d’un voyageur a été déjouée à l’aéroport d’Alger.
Enfin à Constantine, les services compétents ont mis la main sur 1 381 pièces de monnaie, 132 bijoux et 13 statuettes, ainsi qu’un détecteur de métaux et du matériel de fouille.
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