L’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE) tire la sonnette d’alarme : la vente de fraises en barquettes sans affichage du prix au kilogramme se généralise, au mépris de la législation en vigueur.
C’est un constat qui ne passe plus auprès des défenseurs des droits des consommateurs. En Algérie, la fraise est de plus en plus commercialisée dans des emballages plastiques affichant un prix global (300 DA, 450 DA, etc.), mais occultant l’information la plus cruciale : le prix au kilo.
Pour l’organisation, cette pratique plonge le citoyen dans une « opacité totale » et l’empêche de comparer réellement les offres.
Fraises en barquettes : Le piège du prix à l’unité
Pour illustrer ce manque de transparence, l’organisation s’appuie sur un calcul simple mais révélateur :
- Cas A : Une barquette vendue 300 DA pour un poids de 300g revient en réalité à 1 000 DA le kilo.
- Cas B : Une barquette vendue 450 DA pour un poids de 500g revient à 900 DA le kilo.
« À première vue, la première barquette semble moins chère. Pourtant, elle est plus coûteuse au kilogramme », explique l’organisation. Un paradoxe qui peut induire le consommateur en erreur lors de son acte d’achat.
🟢 A LIRE AUSSI : Pénurie de sel et taux d’iode : l’APOCE répond aux inquiétudes des consommateurs
Bien que la fraise nécessite un conditionnement spécifique pour préserver sa fragilité, l’APOCE rappelle que le kilogramme demeure l’unité de mesure légale pour les fruits et légumes dans la législation algérienne. Si cette méthode de vente s’est imposée dans les marchés depuis des années, elle n’en demeure pas moins formellement interdite sans un étiquetage rigoureux.
Étiquetage et transparence : les exigences de l’APOCE pour assainir le marché
L’organisation ne s’oppose pas à la modernisation de la distribution — qu’elle juge d’ailleurs inévitable et bénéfique pour l’hygiène — mais elle exige un cadre strict. Deux solutions sont préconisées pour remédier à ce désordre :
- Affichage obligatoire du prix : Maintenir les barquettes tout en indiquant clairement le prix au kilo, le poids net (après déduction du poids du plastique) et le prix final.
- Étiquetage individuel : Apposer une étiquette sur chaque unité mentionnant le poids, le prix unitaire et, idéalement, la date de récolte.
🟢 A LIRE AUSSI : Lait infantile contaminé : « Himayatec » saisit le ministère du Commerce
L’objectif est de mettre en place des règles strictes pour accompagner l’essor des produits préemballés en Algérie, sans que cela ne se fasse au détriment du pouvoir d’achat ou du droit à l’information du consommateur.
