Fouka 2 à l’arrêt du 18 au 22 octobre : l’approvisionnement en eau sera-t-il perturbé ?

Les vannes de l’une des plus grandes infrastructures hydriques du centre du pays vont se fermer pour quelques jours. La Société algérienne de dessalement d’eau de mer (AEC), filiale du groupe Sonatrach, a fait savoir que la station de dessalement de Fouka 2 entrera en arrêt technique du 18 au 22 octobre. Objectif affiché : boucler la maintenance annuelle de l’usine et sécuriser ses performances pour les mois à venir.
L’opérateur insiste sur le caractère anticipé de la démarche. Il ne s’agit pas d’une panne, mais d’un rendez-vous inscrit au calendrier, destiné à vérifier l’état technique des équipements et à maintenir le rendement de l’ensemble du site.
Fouka 2 suspend sa production pour sa maintenance annuelle
Pendant cinq jours, les lignes de production de Fouka 2 seront immobilisées. Les équipes profiteront de cette fenêtre pour mener les contrôles périodiques que réclame une usine de dessalement soumise à une sollicitation permanente. AEC parle d’un programme proactif, pensé pour préserver la durée de vie des installations.
Le complexe de Fouka, implanté dans la wilaya de Tipaza, pèse lourd dans l’équation hydrique du centre.
L’entreprise rappelle que ce type d’intervention conditionne la fiabilité des équipements sur le long terme. Reporter indéfiniment une maintenance reviendrait à fragiliser une chaîne de production stratégique.
🟢 À LIRE AUSSI : Hydrocarbures : SONATRACH renforce son partenariat stratégique avec les géants américains de l’énergie
Un report d’une semaine décidé à la demande de l’ADE
En effet, la date initialement retenue n’a pas été tenue. AEC explique avoir décalé d’une semaine le démarrage des travaux, à la demande de l’Algérienne des Eaux. Un ajustement motivé par les impératifs du service public.
La raison se situe à Boumerdès.
L’ADE y conduisait des chantiers sur son réseau de distribution, et un arrêt simultané de Fouka 2 aurait multiplié les zones privées d’eau. Les deux opérateurs ont donc réorganisé leur calendrier pour éviter la collision.
Corso et Cap Djenat 2 également concernées par les interruptions
Fouka 2 n’est pas le seul site touché. AEC signale que les unités de Corso et de Cap Djenat 2 ont connu une suspension dépassant les dix jours, là encore sur sollicitation de l’ADE.
Bonne nouvelle toutefois pour le littoral est : Cap Djenat 2 a redémarré le 16 octobre. La station a retrouvé son rythme de production et contribue de nouveau à l’alimentation des réservoirs régionaux.
Ces séquences d’arrêt restent surveillées de près par les abonnés, échaudés par les baisses de pression.
🟢 À LIRE AUSSI : Factures d’eau impayées : l’ADE propose une solution aux abonnés en difficulté
La coordination entre AEC et l’ADE au cœur du dispositif
Chaque interruption technique s’appuie sur une planification préalable et sur des dispositions arrêtées en commun, de façon à déclencher les mesures organisationnelles nécessaires avant la coupure.
Cette concertation entre intervenants est présentée comme la clé de la continuité du service public de l’eau. Elle permet d’anticiper les basculements de réseau, de remplir les réservoirs et d’informer les usagers avant que les robinets ne faiblissent.
Respect des délais et sécurité des installations réaffirmés
AEC insiste sur un point : les travaux doivent être achevés dans les délais annoncés. Un chantier qui déborde fragiliserait l’équilibre de l’alimentation en eau potable sur toute la zone desservie. L’entreprise évoque aussi l’intérêt de ces opérations pour la fiabilité des équipements et l’optimisation du rendement.
La société réaffirme enfin son attachement aux normes de sécurité et de fiabilité technique. Elle place cette maintenance annuelle dans le cadre d’une collaboration active entre les acteurs du secteur hydrique, au service de la sécurité de l’approvisionnement.






