Formation professionnelle en Algérie : plus de 285 000 nouvelles places pour la rentrée de février

Formation professionnelle en Algérie : plus de 285 000 nouvelles places pour la rentrée de février
formation professionnelle en Algérie

Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels se prépare activement pour la session du 15 février prochain. Avec une offre pédagogique massive et l’introduction de spécialités de pointe, le ministère mise sur une adéquation parfaite entre le cursus des stagiaires et les réalités du marché de l’emploi.

L’Algérie s’apprête à accueillir une nouvelle vague de stagiaires dans ses centres de formation. Selon les précisions fournies à l’APS par M. Fouad Khettal, directeur des études au ministère de tutelle, le dispositif est fin prêt pour absorber plus de 285 000 nouveaux inscrits à l’échelle nationale. Cette offre diversifiée touche l’ensemble des modes de formation, avec une attention particulière portée à l’apprentissage, considéré comme le fer de lance de la stratégie d’insertion professionnelle.

Sur l’enveloppe globale des places pédagogiques, plus de 57 000 sont réservées au mode de formation par apprentissage, tandis que 32 641 places concernent la formation résidentielle. Le reste de l’offre couvre un large spectre : cours du soir, formation pour les femmes au foyer, milieu rural, ainsi que des programmes spécifiques pour les personnes à besoins spécifiques et les bénéficiaires de l’allocation chômage.

M. Khettal a souligné que l’apprentissage demeure un « mécanisme stratégique ». En combinant la théorie au sein de l’établissement et la pratique en entreprise économique, ce mode de formation facilite une immersion directe dans le monde du travail, réduisant ainsi le fossé entre le diplôme et le premier emploi.

Innovation et nouvelles technologies : les spécialités de demain

Pour cette rentrée 2026, le secteur franchit une étape importante dans la modernisation de ses programmes. De nouvelles spécialités, dictées par l’évolution numérique et énergétique du pays, font leur apparition dans plusieurs wilayas :

  • Analyse de données (Data Analysis) ;

  • Commerce électronique ;

  • Montage et maintenance de panneaux photovoltaïques.

Ces ajouts s’inscrivent dans le cadre du nouveau « Référentiel national des formations et des compétences », qui remplace l’ancienne nomenclature des métiers. Ce référentiel moderne gère désormais plus de 400 spécialités réparties dans 23 branches professionnelles, avec une priorité absolue donnée aux secteurs souverains : agriculture, industrie, numérisation, BTP, tourisme, environnement et énergies renouvelables.

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Un réseau d’établissements en pleine expansion

Le parc infrastructurel du secteur compte aujourd’hui plus de 1 100 établissements. Ce réseau est renforcé par la création de 18 centres d’excellence, développés en partenariat direct avec des opérateurs économiques pour répondre à des besoins techniques pointus.

Par ailleurs, l’accent est mis sur l’esprit d’initiative. Pas moins de 180 centres de développement de l’entrepreneuriat ont été mis en place pour accompagner les stagiaires tout au long de leur cursus, les encourageant à passer du statut de demandeur d’emploi à celui de créateur d’entreprise.

Pour les retardataires, M. Khettal a rappelé que les inscriptions, entamées le 14 décembre dernier, restent ouvertes. Les candidats ont jusqu’au 7 février prochain pour s’inscrire via la plateforme numérique www.takwin.dz, avant le coup d’envoi officiel de la rentrée prévu le 15 février.

Panorama de la Formation Professionnelle : voici la répartition par type d’établissement

es dernières statistiques publiées sur la plateforme de formation révèlent une structure diversifiée du paysage de l’enseignement professionnel. Avec un total de 1 943 établissements recensés, les données mettent en lumière la prédominance des structures publiques traditionnelles tout en soulignant une montée en puissance du secteur privé.

Le premier enseignement de ce rapport est le poids prépondérant des Centres de Formation . Ils représentent à eux seuls 43,13 % du parc total avec 838 structures. Ces établissements constituent le socle de l’apprentissage métier, offrant une proximité géographique essentielle pour les apprenants.

Le secteur privé occupe désormais une place de choix. Les Établissements Privés de Formation comptent pour 36,49 % du total (709 établissements). Cette part importante témoigne d’une dynamique de marché où l’offre privée vient compléter les capacités de l’État pour répondre à une demande de spécialisation de plus en plus pointue.

Spécialisation et structures d’appui : une décentralisation de la formation

Le reste du paysage est composé d’instituts spécialisés et de structures annexes qui assurent la qualité et la décentralisation de la formation :

  • Instituts Nationaux Spécialisés (INSFP) : Ils représentent 8,96 % (174 établissements) et se concentrent sur les formations de techniciens supérieurs.

  • Annexes et Directions : Les annexes de centres (3,76 %) et les directions de wilaya (2,99 %) assurent le maillage territorial.

  • Formation à distance : Bien que plus modeste en nombre d’infrastructures physiques (9 annexes), la formation à distance reste un levier stratégique de modernisation.

Avec près de 2 000 structures répertoriées, l’offre de formation est solide. L’équilibre entre le secteur public (mené par les centres de formation) et le secteur privé (en forte croissance) suggère une volonté de diversifier les parcours pour mieux répondre aux exigences du marché de l’emploi.

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