FMI : l’Algérie première économie du Maghreb avec un PIB de 331 milliards de dollars

Les nouvelles projections du Fonds monétaire international redessinent la hiérarchie économique régionale, et l’Algérie y occupe une place de choix. Avec un PIB de l’Algérie évalué à 331 milliards de dollars, le pays garde la main au Maghreb et se maintient dans le quatuor de tête du continent africain.
Plus parlant encore : son endettement extérieur reste inférieur à 1 % de la richesse produite, une singularité rare à l’échelle mondiale.
Le PIB de l’Algérie atteint 331 milliards de dollars selon le FMI
L’institution de Bretton Woods chiffre désormais la production nationale à 331 milliards de dollars en valeur nominale. Rapporté à la population, cela représente 6 900 dollars par habitant. Mesurée en parité de pouvoir d’achat, la richesse algérienne grimpe à 947 milliards de dollars, soit 19 720 dollars par tête.
Cette révision prolonge une série de réévaluations favorables. En avril dernier, les services du Fonds avaient déjà relevé leurs prévisions de croissance pour l’Algérie, passant de 2,9 % à 3,8 % en l’espace de six mois. Un écart de 0,9 point qui traduit une lecture nettement plus confiante de la trajectoire nationale.
Le rythme de croissance retenu pour 2026 s’établit donc à 3,8 %. Il repose moins sur la rente que sur l’activité productive classique, ce qui constitue le véritable enseignement de ce rapport.
Agriculture et industrie tirent la croissance hors hydrocarbures
Le compartiment hors hydrocarbures progresse d’environ 4 %. Deux moteurs expliquent cette performance : les récoltes agricoles et les industries de transformation. Le Fonds y voit la preuve que le virage amorcé par Alger commence à produire des effets mesurables.
Lors de sa mission de juin, l’organisation avait déjà salué les réformes structurelles engagées par les autorités algériennes, en insistant sur le développement des filières agricoles et minières. Les experts recommandaient alors de poursuivre sur cette voie pour attirer davantage d’investissements privés.
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Une dette extérieure quasi nulle protège la souveraineté financière
Voilà sans doute la donnée la plus remarquable du document. L’endettement extérieur de l’Algérie reste sous la barre symbolique de 1 % du PIB. Très peu d’économies émergentes peuvent afficher un tel ratio.
Concrètement, Alger ne dépend d’aucun créancier étranger pour financer ses équilibres. Cette position met le pays à l’abri des chocs liés aux taux d’intérêt internationaux ou aux tensions sur les marchés obligataires. Elle lui laisse également une marge de manœuvre budgétaire que ses voisins n’ont pas.
Cette autonomie financière s’accompagne d’une volonté de diversifier les instruments de financement interne. Le succès rencontré par les premières émissions de sukuks souverains illustre cette orientation, tout comme la sortie du pays de la liste grise du GAFI.
Classement africain : l’Algérie conserve sa quatrième place
Sur le continent, trois économies devancent encore Alger. L’Afrique du Sud mène avec 479,96 milliards de dollars, suivie de l’Égypte (429,65 milliards) et du Nigeria (377,37 milliards). L’Algérie ferme ce quatuor avec ses 331 milliards.
Les analyses publiées en avril sur la place de l’Algérie dans le Top 10 des économies africaines pointaient déjà l’accélération nigériane. L’écart avec Lagos se creuse, même si la position algérienne n’est pas menacée à court terme.
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Le Maroc, la Tunisie et la Libye distancés au Maghreb
Dans l’espace maghrébin, la domination algérienne ne souffre aucune contestation. Le royaume chérifien affiche 194,33 milliards de dollars, soit près de 137 milliards de moins que son voisin de l’Est. Tunis et Tripoli suivent à distance respectable.
Ce leadership régional avait été confirmé début mai, lorsque les économistes du Fonds avaient validé la progression du PIB algérien vers l’objectif des 400 milliards fixé par le président Tebboune. La marche reste haute, mais la direction semble tracée.
Révisions contrastées dans la zone MENA
Le rapport ajuste aussi le sort réservé aux partenaires régionaux. Rabat voit sa prévision ramenée à 4,5 % pour 2026, en recul de 0,4 point, puis à 4,2 % l’année suivante, avec un retrait supplémentaire de 0,3 point.
Le Caire bénéficie à l’inverse d’un coup de pouce. Sa croissance est rehaussée de 0,5 point pour l’exercice 2025-2026, atteignant 5,1 %, avant de redescendre à 4,7 % sur la période suivante. Ces mouvements contrastés rappellent que les trajectoires nord-africaines obéissent à des logiques très différentes.
Pour Alger, l’enjeu se déplace désormais vers la consolidation. Transformer ces agrégats favorables en créations d’emplois et en gains concrets de pouvoir d’achat constitue le prochain test.
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