FLN : Il sera coopté jeudi au poste de SG ,Amar Saïdani en roue libre

mardi 27 août 2013 à 10:18
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

fln.jpgL’ancien président de l’Assemblée populaire nationale, Amar Saïdani, sera officiellement «coopté» jeudi prochain à la tête du Front de libération nationale comme «souhaité» par Abdelaziz Bouteflika. Depuis hier lundi, les derniers doutes se sont évanouis après une autre décision d’une autre institution saisie par les opposants à Saïdani et au coup de force dont il bénéficie, le conseil d’Etat.

Dans une ultime tentative de résistance, d’anciens responsables de l’ex-parti unique, notamment des moudjahidine se sont réunis dimanche dernier et décident de saisir le conseil d’Etat pour dénoncer et remettre en cause la manière avec laquelle le ministère de l’Intérieur avait autorisé le groupe Boumehdi, à savoir le clan Saïdani à convoquer la session du comité central.

Parmi eux, l’actuel président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au Sénat, Mohamed Boukhalfa, les sénateurs du même tiers présidentiel, Salah Goudjil, et Affane Guezzane Djillali, Abdelkrim Abada, Hadi Khaldi et bien d’autres. Or, et selon une source bien au fait du dossier, le conseil d’Etat s’empressera de débouter tout ce beau monde depuis hier en fin de matinée.

Contacté en fin d’après-midi hier lundi, le coordinateur national, Abderrahmane Belayat affirme toutefois que «des membres du comité central dont des grandes personnalités du parti ont introduit un recours auprès de juridictions compétentes, en référé, et à l’heure où je vous parle, aucune décision ne nous a encore été signifiée. Nous sommes en train d’attendre. Nous avons encore deux jours devant nous».

Ceci, au moment où, en coulisses, des ralliements sont signalés tout au long de la journée, en faveur du candidat «officiel» bien entendu.

Dans le QG de campagne de Amar Saïdani à la mouhafadha de Hussein Dey, sis place du 1er -Mai à Alger, une grande animation règne depuis quarante-huit heures et le staff du futur SG a même pris les choses en main en envoyant les convocations aux membres du comité central et en procédant à l’accréditations d’usage des médias pour assister aux travaux du comité central au niveau de l’hôtel Aurassi les 29 et 30 août prochains. Il faut dire que, depuis la spectaculaire sortie de Daho Ould Keblia qui, en vingt quatre heures, revenait sur sa décision consistant à accorder l’autorisation en faveur du bureau politique était suffisante pour indiquer «la direction du vent».

Dans un parti comme le FLN, il n’en faut pas plus parfois pour retourner la situation. Dans la même journée de d’hier lundi, Amar Saïdani se verra conforté par un soutien de taille, celui de l’ex-secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem. Dans une déclaration envoyé à certains journaux, l’ancien chef du gouvernement destitué le 1er février dernier de son poste de SG à l’issue de la très mouvementée session du comité central, la dernière en date d’ailleurs, annoncera qu’il n’assistera pas au conclave de jeudi prochain, tout en souhaitant que la session soit présidée par le membre du comité central le plus âgé. Selon des proches à lui, il leur a, par contre vivement recommandé d’appuyer Amar Saïdani. Rappelons ici, que les deux hommes ont, comme nous le rapportions il y’a quelques semaines, passé un deal au moment où Abdelaziz Bouteflika se soignait en France. Belkhadem aurait assuré Saïdani de son soutien pour le remplacer à la tête du FLN en contrepartie d’un renvoi d’ascenseur lors des présidentielles.

Mais ceci est une autre histoire. Abdelaziz Bouteflika qui, dès son retour de France, a tout enclenché avec son instruction de «régler cette affaire du FLN au plus vite», a agi lui aussi dans la même perspective, à savoir les prochaines élections présidentielles. Mais le choix de Amar Saïdani demeure une grosse énigme.

Bouteflika qui avait, une première fois, porté aux cimes de la gloire et des responsabilités celui qui était le président de la coordination nationale de ses comités de soutien à son arrivée au pouvoir en 1999, en fera par la suite son véritable «mouton noir» ! La foudre présidentielle s’abattra sur Saïdani dès l’année 2005 au point où, en 2007 puis en 2012, il sera même empêché de se présenter aux élections législatives, lui qui était pourtant bombardé, à la surprise générale, président de l’APN en remplacement de Karim Younès en juin 2004. Bouteflika faisait même en sorte que la chose se sache lorsque, à deux reprises, il a malmené publiquement le même Amar Saïdani.

Qu’est ce qui explique alors ce choix énigmatique de Abdelaziz Bouteflika ? Un choix d’autant plus curieux que, dans la foulée de ce coup de force, l’actuel locataire d’El Mouradia ira même jusqu’à sacrifier des proches comme les ministres Amar Tou ou Rachid Harraoubia, farouchement opposés à l’option Saïdani…

K. A.

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